Après Jennifer Lopez et Beyoncé, Katy Perry donne sa voix pour Hillary Clinton

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/11/2016 à 16H12, publié le 06/11/2016 à 16H10
Katy Perry et Hillary Clinton à Philadelphie le 5 novembre 2016.

Katy Perry et Hillary Clinton à Philadelphie le 5 novembre 2016.

© Brendan Smialowski / AFP

Hillary Clinton ne sort plus le week-end sans une vedette ou deux. Samedi soir 5 novembre, à trois jours de l'élection présidentielle américaine, la chanteuse Katy Perry a chanté dans un grand concert à Philadelphie pour la candidate, qui peine autrement à mobiliser.

La superstar Jennifer Lopez était la tête d'affiche d'un concert la semaine dernière à Miami, et vendredi soir, le 4 novembre 10.000 fans de hip hop ont rempli une salle de Cleveland, attirés par le concert gratuit donné par la "reine" Beyoncé et  Jay Z, ainsi que d'autres rappeurs de la nouvelle génération.

Katy Perry, une supportrice de toujours

"On peut faire campagne autant qu'on veut, cela ne servira à rien si les gens ne vont pas voter", a lancé Hillary Clinton le 5 novembre, s'exprimant quelques minutes avant de présenter sur scène Katy Perry, une fervente supportrice qui s'était déjà produite pour elle l'an dernier, et dont elle a dit admirer le message : "quand on est mis à terre - ce qui arrive à tout le monde - ce qui compte c'est de se relever". 

Puis la chanteuse de 32 ans a entonné son tube "Roar", qui figure dans la  playlist officielle de la candidate.

Hillary Clinton n'a pas inventé cette technique, portée à son paroxysme par Barack Obama en 2008, qui attira avec Bruce Springsteen 80.000 personnes à Cleveland à quelques jours du vote.  A 69 ans, l'ancienne chef de la diplomatie a ainsi l'occasion de s'exprimer devant des auditoires inédits.

Convaincre de l'urgence d'aller voter

Malgré les contrôles stricts de sécurité à l'entrée, une odeur de cannabis s'est répandue dans les gradins dès les premiers sons de Jay Z. Et aucun dispositif n'a pu censurer le langage de rappeur de Big Sean, qui a chanté, peut-être à l'adresse de Donald Trump, jamais nommé : "I don't give a fuck about you", encourageant avec succès les spectateurs à brandir leurs majeurs.

Reste que ces artistes tentent d'instiller un sentiment d'urgence à leurs fans. Beyoncé a raconté sa fierté d'avoir un président noir il y a huit ans, et appelé à l'élection d'une femme pour doper la confiance en soi de sa fille de quatre ans. Ces grands concerts, organisés et financés par l'équipe Clinton dans des bastions démocrates, visent à attirer des électeurs qui préféreraient autrement  passer leur samedi soir ailleurs que dans une réunion électorale. Et cela marche. Joshua Burns, architecte de 24 ans, ne savait pas qu'Hillary Clinton s'exprimerait samedi soir. "C'est une bonne tactique", juge ce jeune indécis, qui hésitait jusqu'à présent entre la candidate du parti vert et Hillary Clinton. La soirée pourrait bien le convaincre. "C'est bien que des artistes soutiennent Hillary. Ça montre qu'ils sont vraiment inquiets".