Technopol inquiète après l'annulation de deux festivals de musiques électro

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/08/2014 à 20H24, publié le 07/08/2014 à 19H57
Des participants déguisés à la Techno parade à Paris en 2012

Des participants déguisés à la Techno parade à Paris en 2012

© FRED DUFOUR / AFP

L'association Technopol, organisatrice de la Techno Parade, "s'inquiète du climat qui pèse actuellement sur ces musiques" après l'annulation de deux festivals de musiques électroniques dans le sud de la France.

L'Amne'Zik Open Air Festival interdit
Selon un communiqué de Technopol publié jeudi, l'Amne'Zik Open Air Festival, qui devait se tenir du 8 au 10 août sur le circuit du Luc, a été interdit par le maire FN de Luc-en-Provence (Var), "invoquant une batterie d'arguments liés à la sécurité et aux nuisances sonores".

"Un accord de principe avait pourtant été voté pour son organisation dès le mois de février 2014 par l'ancien exécutif municipal" et la commission départementale de sécurité "avait validé l'intégralité de l'organisation", assure Technopol.

"À deux semaines de l'évènement, les organisateurs ont dû annuler la programmation de 40 artistes et ont subi une perte sèche de 150.000 euros", ajoute l'association.

Le Tidal Wave festival aussi
Autre manifestation annulée, Le Tidal Wave festival qui devait avoir lieu à Néoules (Var), après un avis négatif de la préfecture rendu trois jours avant l'évènement et estimant que "les conditions légales n'étaient pas réunies", indique Technopol.

Selon l'association, "d'autres festivals sont invités par les mairies à déménager en 2015", comme le Family Piknik à Montpellier et le festival Trance Hadra à Lans-en-Vercors (Isère). 

Alors que la 16e Techno Parade, qui se déroulera le 13 septembre de Nation à Bastille à Paris, "veut célébrer la liberté, la diversité et la rythmicité que les musiques électroniques ont apporté au paysage musical français et international", Technopol "fait part de son inquiétude pour son écosystème encore fragile et en cours de professionnalisation".

Elle rappelle aux organisateurs que la législation sur l'organisation de spectacles est "très complexe" en France et que "ces derniers doivent faire preuve d'un grand professionnalisme s'ils ne veulent pas se retrouver en porte à faux par rapport aux autorités décisionnaires et subir des annulations".