Peter Hook, ex-Joy Division,au Festival Europavox

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 24/05/2010 à 10H32
Peter Hook, ex-Joy Division,au Festival Europavox

Peter Hook, ex-Joy Division,au Festival Europavox

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Le festival Europavox à Clermont-Ferrand proposait le 22 mai deux concerts radicalement différent : l'un était signé de l'ancien bassiste du groupe Joy Division, Peter Hook, l'autre du Collectif Classical (électro) formé par Mr Nô et DVP. Ils ont recréé l'ambiance d'un célèbre club de Manchester, l'Hacienda.

Quand on voit un rocker recevoir la médaille d'honneur des mains du maire de la ville, on se dit que l'artiste en question doit se prêter de mauvaise grâce à un rituel un peu kitsch. Dans le cas de Peter Hook, c'est tout sauf ça. Et ce n'est pas un hasard si le musicien anglais a donné à Clermont-Ferrand son unique concert français. Sa ville natale de Salford, une banlieue très morose de Manchester, est en effet jumelée depuis plus de quarante ans avec la cité auvergnate. Mais ses parents étant trop pauvres, il était un des seuls à ne jamais pouvoir participer à ces voyages de classe. De fait, Peter Hook était très ému de recevoir ce titre : "A mon âge", dit-il c'est tout ce que je n'ai pas encore vécu : les honneurs". Il y a trente et un an, le leader du groupe Joy Division, Ian Curtis, se suicidait. A l'époque, la formation était une référence, un groupe culte de la scène post-punk. A Clermont-Ferrand, Peter Hook est venu avec son fils, bassiste lui aussi, pour rejouer à l'identique le premier album de Joy Division, "Unknown Pleasures". Un album très sombre, torturé, qui trouve son apogée sur scène, avec les performances physiques de Ian Curtis. Son suicide en 1980 met fin à l'aventure même si un album posthume sort et consacre définitivement le groupe dont les membres fonderont ensuite New Order. Mais pour de nombreux musiciens, Joy Division a été et reste une source d'inspiration fondamentale, de Placebo à Cure, en passant par The Smashing Pumpkins ou Front 242.
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