Musique: le festival Federation met la scène indépendante à l'honneur

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 10/10/2011 à 11H11
Affiche Festival Tsugi Federation

Affiche Festival Tsugi Federation

© DR

Pour fêter ses quatre ans, le magazine musical Tsugi présente un panorama de la scène indépendante française sur scène du 13 au 16 octobre. Durant quatre soirs, découvertes (Club Cheval, Noir Fluo, Enola...) et pointures (Busy P, Vitalic, Discodéïne...) électronique, rock et rap, se partagent l'affiche à la Gaïté Lyrique et dans trois clubs de la capitale (Social, Rex Club, La Machine). Alexis Bernier, éditeur de Tsugi, organisateur de l’événement, détaille pour nous les six bonnes raisons d'aller au festival Federation.

1 – Deux créations originales et inédites
"Pour l’ouverture du festival jeudi à la Gaité Lyrique, nous présentons deux projets inédits entre rock expérimental et électronique déviante. Le premier, Versatile Noise Troopers, réunit autour de Gilb’r (fondateur du label Parisien Versatile), I-Cube, Joakim et Etienne Jaumet. On peut s’attendre à quelque chose de bruyant mais aussi de très groovy ! Le second, Code Napoléon est l’alliance de quatre personnalités hors normes de la scène techno-rock : Arnaud Rebotini, Turzi, et le duo Kill For Total Peace. Leur mot d’ordre : mélanger sons acid-rock et psychédelisme le plus fascinant." (A la Gaîté Lyrique, Jeudi 13 octobre de 20h à 23h30).

Code Napoléon en pleine répétition pour Federation

2 – Le plateau hip-hop underground
"Avec cette soirée, nous voulons montrer toute la vitalité de la scène hip hop parisienne. A l'affiche, on trouve des rappeurs français réputés dans l’underground et même à l’étranger mais que l’on voit rarement dans de grandes salles, même à Paris. Leur liberté à tous est réjouissante. Grems , le graffeur-rimeur-producteur, le vétéran Disiz (ex La Peste), le collectif parisien branché soirées, bouffe et T-shirts Poyz and Pirlz, les space Invaders poulains de Ed Banger DSL ou le collectif parisien du 19e mort de rire à "la sauce ghetto" Noir Fluo pratiquent tous un hip hop ouvert à la fois sur le rock et l’électronique, sans jamais se prendre (trop) au sérieux. Cette soirée promet d'être la plus échevelée du festival." (A La Gaïté Lyrique, Vendredi 14 octobre de 20h à 23h30).

DSL "Supalove"

3 - L’anniversaire du label electro dijonnais Citizen
Autre bonne raison de venir à Fédération: faire la fête au label Citizen, fondé par Vitalic, qui est l’un des labels electroniques français les plus réputés, bien au-delà de nos frontières. L'écurie dijonnaise fête en effet ses dix ans avec nous, à la Machine du Moulin Rouge (ex-Locomotive) en réunissant la plupart des artistes du label. Il y aura bien sûr Vitalic en rare DJ set,  mais aussi les furieux Teenage Bad GirlSouth Central ou Fukkk Off. Garantie bras en l'air jusqu'au petit matin." (A La Machine, Samedi 15 octobre de 22h à 6h du matin)

Teenage Bad Girl - X Girl (feat Rye Rye)

4 – Les ping-pongs à la Gaîté Lyrique
"Pour la clôture du festival, nous avons décidé de réinventer les Tea Dance dominicaux comme ils existaient au début de la scène électronique à Paris, à la fin des années 90. En clôture du festival, dans un créneau horaire inédit entre 15h et 21h le dimanche, nous faisons le pari que le public aura encore assez d’énergie pour remuer sur une affiche exceptionnelle avec DJ Deep, François X, Busy P & Gildas de Kitsuné, ainsi que Sound Pellegrino Thermal Team. Au menu toutes les palettes de la house music : depuis celle influencée par le dubstep ou la pop jusqu’à celle plus minimale et berlinoise. Après ça, promis vous pourrez aller vous coucher !" (A la Gaîté Lyrique, Dimanche 16 octobre, de 15h à 21h)

Sound Pellegrino Thermal Team aux platines

5 – Découvrir Club Cheval,  le collectif de DJ’s qui monte
"Sous ce nom volontairement absurde de Club Cheval se planquent quatres jeunes DJ’s et producteurs originaires de Lille mais désormais installés à Paris : Myd, Sam Tiba, Canblaster et Panteros 666. C'est l'occasion de toucher du doigt la fraîcheur qu'ils apportent à la scène électro et l'hystérie que suscite régulièrement leurs apparitions, y compris outre-Manche. Ce sera à coup sûr le cas ici, d’autant qu’ils ont invité quatre vétérans de la scène électro française, David Carretta, Jef K, Crabbe et Manu Le Malin, à partager les platines avec eux. Ça va envoyer du bois comme on dit !" (Au Social Club, le Jeudi 13 octobre, de 20h à 23h30)

Club Cheval 2011

6 – Souffler les 4 bougies de Tsugi
"Quatre ans déjà que le magazine TSUGI qui veut dire “suivant”, “prochain” en Japonais, existe. Nous avons lancé en octobre 2007 ce magazine indépendant consacré aux nouvelles tendances musicales. Sans groupe financier derrière nous, et dans un contexte difficile pour la presse, nous avons pourtant réussi à perdurer en innovant aussi avec un site web reconnu qui s’attache à l’actualité musicale brûlante, ou en offrant chaque mois avec le magazine un cd mixé inédit. Nous avons la certitude qu’il existera toujours de la place pour une presse de qualité qui sait se différencier de ce que l’on peut trouver gratuitement sur le net.”

Le teaser du festival Federation