Marsatac repart à Marseille avec l'oud électrifié de Mehdi Haddad

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 25/09/2009 à 17H47
Marsatac repart à Marseille avec l'oud électrifié de Mehdi Haddad

Marsatac repart à Marseille avec l'oud électrifié de Mehdi Haddad

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Le 11ème festival de musiques actuelles Marsatac aux Docks des Suds à Marseille (du 24 au 26 septembre) s'est ouvert avec un concert de Mehdi Haddab et du groupe Speed Caravan. L'artiste d'origine algérienne a montré comment le oud, un instrument traditionnel, pouvait devenir électrique et furieusement rock  !

Mehdi Haddab est considéré comme le "virtuose luthiste kabyle". Et c'est pourtant par la guitare électrique et par le rock qu'il a commencé la musique en Algérie. Puis il y a eu l'apprentissage du luth qui dit-il "l'a amené à 17 ans dans un monde très serein, plus contenu". Le rock et ses démons sont revenus le titiller quand il avait 25 ans. Il a alors  l'idée d'électrifier le luth et là "le lion a surgi. j'ai retrouvé une musique connectée avec la fureur et la rage". Il monte alors plusieurs projets pour mieux connaître l'oud et apprivoiser ce son électrifié : le duo DuOud qui marie les sons orientaux à ceux digitaux de l'électronique, le trio Ekova avec une chanteuse et violoncelliste américaine et un clarinettiste/percussionniste iranien (ils ont accompagné The Cure durant leur tournée française en 2000). Il a également travaillé avec Rachid Taha, Bashung, Rodolphe Burger... Aujourd'hui, Mehdi Haddad tourne avec Speed Caravan en reprenant des tubes des Cure, des Chemical Brothers mais aussi avec des compositions personnelles. Un trio qui métisse encore les univers mais qui est clairement orienté vers le rock, vers sa fureur et vers  la devise "Sexe, drogue and rock'n'roll" : "c'est la définition même du rock mais aussi de l'art depuis la nuit des temps. Parce que la création, c'est aussi les nuits d'ivresse et l'amour sous toutes ses formes".  

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