Le nouvel album de Madonna partage la critique

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 23/03/2012 à 15H22
Madonna au Super Bowl, le 5 février 2012

Madonna au Super Bowl, le 5 février 2012

© Gregory Payan / NBC / AP / SIPA

Madonna est-elle toujours la « reine de la pop » ? Son douzième album, « MDNA », sorti lundi, partage la critique. La presse musicale anglo-saxonne salue un album "percutant" alors que les journalistes français font la moue.

Les anglo-saxons enthousiastes
"Madonna  est toujours la reine de la pop. Près de 30 ans après avoir atteint pour la première fois les sommets des charts, elle montre toujours comment on fait le travail", écrit le magazine américain Billboard, au sujet de la sortie de «MDNA ».

"Son nouvel album montre aux jeunes prétendantes que Madonna  est toujours une force avec laquelle il faut compter", estime le britannique Daily Mirror.

Au sujet des chansons qui évoquent son douloureux divorce d'avec le réalisateur Guy Ritchie en 2008, Rolling Stone estime qu'"Il y a quelque chose de remarquable dans la décision de Madonna de partager sa souffrance comme elle partageait autrefois son plaisir. Sa musique a toujours appelé à se libérer de l'oppression, mais pour la première fois l'oppression est interne".

La critique du Guardian est plus nuancée, mais globalement bienveillante. Elle souligne surtout la qualité de la seconde partie de l'album, moins tapageuse mais où la chanteuse montre enfin un peu de vulnérabilité, citant la ballade "Falling Free" et l'hymne pop "Turn Up The Radio".

"Give Me All Your Love", le premier single extrait de "MDNA"

Les Français sévères
En France, la presse n'est pas tendre envers la Material Girl. L'incapacité de la star à assumer son âge, à 53 ans, est pointée du doigt, au même titre que son côté racoleur à tout prix.

"Madonna s'essoufle sur le dancefloor", titre Libération sans ambiguité. Elle "continue d'écarter les cuisses pour attirer (?) le chaland", écrit Gilles Renault, pour qui elle a tout faux. Son disque avance selon lui "avec la grâce d'un convoi de semi-remorques sur l'autoroute A4".

Le Figaro ne dit pas autre chose. Dans un article titré "Madonna rate sa cible", Olivier Nuc souligne l'obession de la Madone à reconquérir les foules, au mépris de toute subtilité, et évoque "une production assez vilaine et guère contemporaine".

Quant au Parisien, il n'est "pas gaga du nouveau Madonna", ce "MDNA" qui "alterne le bon et le moins bon" avec une bonne poignée de titres qualifiés d'"affreuse soupe dance", de "fades redites" ou de "ballade insipide".

Madonna a fait une apparition surprise ce week-end à l'Ultra Music Festival de Miami, pour présenter le Dj suédois Avicii, remixeur de son dernier single "Girl Gone Wild".
La star de 53 ans n’avait plus publié d’album depuis « Hard Candy », en 2008, aux sonorités très urbaines, et qui avait reçu un accueil planétaire encore plus tiède.

Côté production, elle a fait appel au DJ français Martin Solveig, aux manettes sur une grande partie du disque, et au duo italien Alle et Benny Benassi, spécialiste des tubes taillés pour les clubs. "MDNA" marque aussi le retour, après douze ans d'absence, du producteur William Orbit, à l'origine de son renouveau créatif en 1998 avec l'introspectif "Ray of Light".