Le Dr Murray fait appel : "le stress a tué Michael Jackson"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 23/02/2012 à 18H56
Le Dr Conrad Murray, à son procès le 3 novembre 2011.

Le Dr Conrad Murray, à son procès le 3 novembre 2011.

© KEVORK DJANSEZIAN - AFP

Le dernier médecin de Michael Jackson, le Dr Conrad Murray, reconnu coupable d'homicide volontaire et condamné à quatre ans de prison en novembre dernier, a décidé de faire appel. Ses avocats développent une nouvelle théorie pour sa défense : ce n'est pas lui qui a "tué" le roi de la pop mais "le stress".

Michael Jackson est décédé le 25 juin 2009 d'une surdose de propofol, un anesthésiant qu'il utilisait pour traiter ses insomnies.

Selon des documents obtenus par le site TMZ, les avocats du Dr Murray affirment maintenant que l'auteur de "Thriller" s'est tué lui-même, accidentellement, en s'auto-injectant du propofol car "il était terriblement stressé par ses soucis pécuniers" et par la série de concerts qu'il devait honorer au O2 Arena de Londres.

Les avocats de Murray parlent de "pression accablante" pour Michael Jackson
"Il était sur le point de perdre tous ses biens par saisie", écrivent ses avocats. "La pression dûe à sa lutte contre l'insomnie, aux répétitions et au désir d'être à la hauteur de l'entertainer qu'il était à ses débuts, était accablante", insistent-ils.

De fait, Michael Jackson avait 440 millions de dollars de dettes au moment de sa mort.

Pour convaincre les juges de revoir leur sentence, les avocats de Murray plaident le fait que Michael Jackson était "stressé en permanence" au point de perdre tout jugement et toute mesure sur l'administration du puissant somnifère qui lui a été fatal. 

Conrad  Murray  a été condamné fin novembre à quatre ans de prison après un procès-fleuve de six semaines. Les jurés avaient considéré à l'unanimité qu'il s'était rendu coupable de "négligence criminelle", contribuant ainsi au décès brutal de la star le 25 juin 2009.

Michael Jackson avait succombé à une "grave intoxication" au propofol, un puissant sédatif utilisé en milieu hospitalier qu'il utilisait à domicile comme somnifère depuis des mois avec la complicité du Dr Murray.