La Techno Parade a fêté ses 18 ans sous un soleil radieux

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/09/2016 à 19H42, publié le 24/09/2016 à 15H12
La foule compacte défile sous le soleil à la Techno Parade, samedi 24 septembre 2016.

La foule compacte défile sous le soleil à la Techno Parade, samedi 24 septembre 2016.

© Philippe Lopez / AFP

Démarré par un gigantesque dancefloor sur les quais de Seine face au Louvre vers midi, la Techno Parade a fêté samedi ses 18 ans sous un soleil radieux. 300.000 personnes (50.000 de moins que l'an passé) ont défilé aux sons des dj's jusqu'à la Bastille, sur un parcours réduit de moitié pour des raisons de sécurité.

Sécurité renforcée et dispositif de contrôle fluide 

Les festivités ont démarré dès midi avec une discothèque à ciel ouvert statique autour des dix chars bariolés et leurs "sound systems" stationnés sur les quais de Seine, face au Louvre et à l'Académie française, parmi les plus beaux points de vue de la capitale.
 
"On rêvait depuis longtemps de ce parcours exceptionnel. C'est triste de l'avoir obtenu en raison de l'état d'urgence", a observé Tommy Vaudecrane, président de Technopol.
 
Les abords avaient été organisés comme une fan zone, avec un filtrage fluide des accès et un contrôle des sacs de tous les participants, moins de trente ans pour la plupart, certains déguisés ou les cheveux teints pour l'occasion en orange ou rouge.
 
Vers 15h, le grand serpentin musical a entamé sa marche le long de la Seine, passant notamment devant la Conciergerie et Notre-Dame, en direction de la Bastille avec une dispersion prévue à 19h.
La Techno Parade 2016 a débuté samedi 24 septembre devant le Louvre avec un dancefloor géant.

La Techno Parade 2016 a débuté samedi 24 septembre devant le Louvre avec un dancefloor géant.

© Ian Langsdon / EPA /MaxPPP

La ministre Audrey Azoulay est montée sur plusieurs chars

"Nous fêtons les 18 ans de la Techno Parade, un anniversaire qu'il ne fallait surtout pas manquer", a déclaré la ministre de la Culture Audrey Azoulay. "C'est très important que la Techno Parade ait lieu comme tous les événements culturels: plus que jamais nous en avons besoin dans les moments que nous connaissons", a-t-elle ajouté.

Pour Jack Lang, parmi les premiers soutiens des musiques électroniques en France, "annuler la Techno Parade aurait été une capitulation face à ceux qui haïssent la musique".

"Aujourd'hui, la France a besoin d'être rassemblée autour de ses artistes. La Techno Parade témoigne de la diversité de la culture qui rassemble la jeunesse, avec de vrais talents français connus dans le monde. La Techno est une force dans la culture aujourd'hui", a encore estimé Mme Azoulay. La ministre,  qui est montée sur plusieurs chars a confié à l'AFP qu'elle "'écoute pas mal d'électro notamment les Français Synapson ou The Avener, et j'aime ça !"

Audrey Azoulay et Jack Lang à la Techno Parade, samedi 24 septembre 2016.

Audrey Azoulay et Jack Lang à la Techno Parade, samedi 24 septembre 2016.

© Philippe Lopez / AFP

 

"Le secteur est aujourd'hui mature", a plaidé la ministre

La Techno Parade demeure un événement militant : ses organisateurs souhaitent que les quotas de chanson française à la radio, prennent mieux en compte les musiques électro. "Dans la loi sur la diversité culturelle que j'ai défendue en juillet, il y a une mesure en faveur de la diversité musicale dans son ensemble: cela va bénéficier aux musiques électro qui sont une force française", a souligné la ministre.
 
Elle a estimé que "le secteur de la techno est aujourd'hui mature", invitant les collectivités locales "à faire confiance aux organisateurs d'événements qui savent de mieux en mieux prendre en compte les contraintes liées à de grands rassemblements".
 
La Techno Parade 2016 a réservé à ses aficionados de belles surprises avec les Pays-Bas et la Tunisie en pôle position, une soixantaine de DJs, dont Michael Canitrot, Antoine Clamaran, Phil Paxton et Promo, l'un des pionniers de la techno hardcore en Europe.
A la Techno Parade 2016, samedi 24 septembre.

A la Techno Parade 2016, samedi 24 septembre.

© Ian Langdson/EPA/MaxPPP