L'alcool a bien tué Amy Winehouse

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 27/10/2011 à 14H18
Amy Winehouse sur scène à Arganda del Rey, en Espagne (04/07/2008)

Amy Winehouse sur scène à Arganda del Rey, en Espagne (04/07/2008)

© AFP / Pierre-Philippe Marcou

L'enquête sur le décès en juillet dernier, à 27 ans, de la chanteuse anglaise Amy Winehouse, a conclu à une "mort accidentelle", confirmant l'hypothèse d'un "stop and go", une absorption massive d'alcool après une période d'abstinence.

"Elle avait consommé une telle dose d'alcool, à hauteur de 416 mg par décilitre de sang, que la conséquence (....) a été sa mort soudaine et accidentelle", a indiqué Suzanne Greenway, responsable de l'enquête, mercredi 26 octobre à Londres. Un tel taux d'alcoolémie correspond à cinq fois la limite déterminant une conduite en état d'ivresse.

Des témoins ont relaté que la chanteuse n'avait pas bu une seule goutte d'alcool dans les trois semaines qui avaient précédé sa mort, survenue à son domicile de Camden Square, dans le nord de Londres, dans l'après-midi du samedi 22 juillet. Amy Winehouse "pouvait boire pendant deux ou trois semaines, puis arrêter pendant deux ou trois semaines, et c'est ce qu'il y a de pire", avait expliqué son père, Mitch Winehouse, dans différentes interviews après la disparition de sa fille.

Selon cet ancien chauffeur de taxi devenu chanteur de jazz, la jeune diva se croyait éternelle. Elle a ignoré la mise en garde que son médecin lui avait faite sur le risque mortel que peut entraîner l'alternance de prise d'alcool et d'abstinence.

Un combat gagné contre la drogue, pas contre l'alcool
Le corps sans vie d'Amy Winehouse avait été découvert par un garde du corps qui l'avait laissée seule dans sa chambre pendant cinq heures. Andrew Morris a indiqué avoir cru, au départ, que la jeune femme était endormie. Un peu plus tard, revenu lui rendre visite, il a constaté qu'elle n'avait pas bougé. Il a alors prévenu les secours.

Les premières analyses toxicologiques rendues publiques un mois après la mort de la chanteuse avaient relevé la présence d'un taux d'alcoolémie élevé, sans établir s'il avait pour autant pu être fatal. Aucune trace de substances illégales n'avait été trouvée, confirmant les témoignages de la famille selon laquelle Amy Winehouse avait vaincu sa dépendance aux drogues.

En 2006, la jeune chanteuse avait évoqué son refus de toute cure de désintoxication médicalisée, dans son tube "Rehab" qui lui a valu un immense succès international. "Ils ont essayé de m'envoyer en cure de désintox', j'ai dit non, non, non", martelait-elle dans sa chanson.

Mitch Winehouse envisage de créer une fondation au nom de sa fille, en vue d'aider les personnes droguées ou alcooliques à combattre leur addiction.

Depuis sa disparition, "Back to Black", le second et ultime album d'Amy Winehouse, a  battu tous les records de ventes pour le 21e siècle. De son vivant, la jeune femme au timbre rocailleux a remporté cinq récompenses aux prestigieux  Grammy Awards américains.