Des intermittents "Tout sourire" au Printemps de Bourges

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 14/04/2010 à 10H47
Des intermittents "Tout sourire" au Printemps de Bourges

Des intermittents "Tout sourire" au Printemps de Bourges

© Culturebox

La 34ème édition du Printemps de Bourges se déroule du 13 au 18 avril 2010.Dans une programmation très riche,  le festival "off" fera une petite place à des groupes comme "Tout sourire"à côté des artistes phares comme Iggy Pop, les Stooges, Nada surf, Olivia Ruiz, Mathieu Chedid .

Entre Bourges et Aurillac, ces intermittents de la chanson française n'épargnent pas leur peine pour tenter de capter un flux continu de concerts. L'étincelle de départ est venue, en 2004, du chanteur et tromboniste Pascal Hernandez déjà aperçu avec le collectif orchestral "Tarace Boulba". Le groupe auvergnat arpente actuellement les petites scènes hexagonales et les provinces belges francophones en quête de notoriété. Entre deux concerts, ils peaufinent
leur second album qui doit être enregistré l'été prochain pour sortir à la rentrée en auto-production, comme le premier baptisé sobrement "Tout sourire" et édité en 2006. Et si la majorité des membres du groupe peut ainsi développer ce projet artistique, et gravir un à un les échelons du succès, c'est aussi grâce à un statut particulier, celui d'intermittents du spectacle. Un statut souvent critiqué, qui a été réformé en 2003 par les partenaires sociaux en dépit d'un vaste mouvement social, mais un statut qui permet à des artistes comme ceux de "Tout sourire" de travailler à l'élaboration d'un album sans percevoir de rémunérations directes. Ce dispositif particulier de l'Unedic permet en effet à des personnes travaillant dans le domaine du spectacle, de la culture ou des médias, de percevoir des indemnités journalières forfaitaires destinées à compenser ces périodes de "chômage". Ces "heures chômées" servent le plus souvent à l'élaboration d'un spectacle ou à l'écriture d'un album comme dans le cas présent.
Le dispositif d'indemnisation se met en place dès lors que la personne peut justifier d'au moins 507 heures travaillées, déclarées et rémunérées au cours des dix derniers mois. En permettant à des artistes d'avoir du temps pour travailler, sans nécessairement tomber dans la précarité, le système des intermittents du spectacle est considéré par beaucoup comme un rouage indispensable du rayonnement artistique et l'un des traits majeurs de notre exception culturelle.