Des disques de collection à foison au CIDISC de Paris

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 03/10/2011 à 18H17
Un stand au Cidisc

Un stand au Cidisc

© Cidisc

Le Cidisc, la plus grande convention de collectionneurs de disques en France, tient sa 73e édition samedi 8 et dimanche 9 octobre à Paris. Pour attirer les visiteurs qui ont lâché le vinyle et les CD pour l'ordinateur, la manifestation a décidé de renoncer à faire payer l'entrée: c'est donc portes ouvertes tout le week-end.

Si au cours des années 90, la manifestation organisée à l'Espace Champerret (XVIIe arrondissement) a attiré jusqu'à 6.000 personnes par édition, elle  n'en attire aujourd'hui péniblement que 1.500-2.000. Si les fanatiques de vinyles ont toujours été présents, les 10 euros réclamés à l'entrée étaient devenus un barrage pour tous les curieux, fans de musique mais pas forcément collectionneurs acharnés. "C'est un sacrifice financier pour relancer" la convention, explique Jacques Leblanc, organisateur depuis 1984, qui espère notamment convaincre les plus jeunes générations de venir.

"Il y a un retour très fort du vinyle"
Avec près de 150 exposants, dont un tiers venus de l'étranger, le Cidisc va être "le plus grand magasin de disques de France pendant deux jours", dit Jacques Leblanc, qui est également rédacteur en chef de "Juke Box magazine", un mensuel spécialisé. Il y a un retour très fort du vinyle. C'est un objet magique. Les CD ne représentent plus que 25 à 30%, au maximum, de l'exposition", souligne-t-il également.

Les disques  de rock - "au sens large, des Chaussettes Noires à Prince", précise Jacques Leblanc - sont les plus recherchés. Mais la convention est ouverte à pratiquement tous les styles: pop, funk, hard rock, punk, chanson française... En revanche, il n'y a pas de techno, peu de jazz et de classique.

L'un des 45T le plus recherchés des Beatles est coté à 6.000 euros
Johnny Hallyday, Elvis Presley, les Rolling Stones et les Beatles comptent parmi les artistes les plus recherchés. Les éditions originales d'un album ou d'autres raretés peuvent s'arracher jusqu'à plusieurs milliers d'euros. Une des pièces les plus recherchées en France est un 45 tours des Beatles de 1964 communément appelé "pochette sandwiches". On y voit John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr coiffés "à la française" (képi, béret, bicorne) et dégustant un sandwich.  Selon Jacques Leblanc, cette rareté peut s'arracher à 5 ou 6.000 euros.