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Live Nova Sessions : Moriarty
Ce soir, à 19h27

Björk installe son projet "Biophilia" sur l'île Seguin, à Paris

Publié le 22/02/2013 à 09H28, mis à jour le 22/02/2013 à 09H38
Björk au Roskilde Festival, au Danemark (8/7/2012)

Björk au Roskilde Festival, au Danemark (8/7/2012)

© Malte Kristiansen / Scanpix Denmark / AFP
L'artiste islandaise Björk a dévoilé jeudi soir, sur la scène du Cirque en Chantier sur l'Ile Seguin, son projet "Biophilia" qui explore les liens entre musique, nature et nouvelles technologies, jeudi lors de la première soirée d'une résidence parisienne de six concerts.
La chanteuse a publié en 2011 "Biophilia", album-concept dans lequel chaque chanson évoque un mécanisme scientifique et le rattache à une émotion humaine. Les dix chansons de l'album, certaines situées entre électro minimaliste et musique contemporaine, ont toutes fait l'objet d'une application sur iPad qui se veut à la fois outil de création musicale et animation scientifique à but éducatif.

L'introduction du projet "Biophilia" par le naturaliste David Attenborough (VO)


Six concerts et des ateliers pour enfants
Depuis, Björk emmène son projet à travers le monde, associant à chaque étape musique et pédagogie. C'est ainsi qu'à Paris, outre les cinq autres concerts prévus (les 24, 27 février et 2 mars sur l'Ile Seguin et les 5 et 8 mars au Zénith de Paris), Björk doit animer des ateliers avec des enfants à l'Ecole supérieure de physique et de chimie de Paris.

Au Cirque en Chantier, le concert s'ouvre, comme l'album avec la voix off du naturaliste britannique David Attenborough, rapporte l'AFP. Au-dessus de la scène circulaire installée au centre du chapiteau, huit écrans diffusent pour chaque chanson des images reprenant les thèmes de l'album : les cycles de la lune, les mouvements de plaques tectoniques, des brins d'ADN et des constellations.

Le clip de "Crystalline", extrait de "Biophilia" (2011)


Harpe pendulaire et chorale islandaise
Autour de la scène sont installés les instruments : orgue et percussions, claviers et i-pods, ainsi qu'une harpe pendulaire de deux mètres créées par Björk et une bobine de Tesla dans une cage de Faraday qui descend à deux reprises du plafond et illumine le chapiteau d'éclairs.

Une chorale islandaise d'une vingtaine de femmes occupe presque tout l'espace central, formant des petits groupes entre lesquels évolue Björk. Vêtue d'une robe couverte de boudins noirs scintillants, une folle perruque rousse, verte et rouge sur la tête, la chanteuse emplit le chapiteau de ses vocalises. La scène s'anime quand Björk lance des morceaux plus rythmés comme "Crystalline" ou "Mutual Core", sur lesquels elle est soutenue par les voix des choristes. Par leur chorégraphie, entre rave et danse tribale, elles donnent vie au concept de "Biophilia".

Les rares titres tirés de ses précédents albums "Hidden Place", "Possibly Maybe" ou "Pagan Poetry", qui se détachent par leur mélodie, sont les chansons les plus chaleureusement accueillies par le public, comme "Declare Independance", hymne à la liberté qui clôt le concert en feu d'artifice.