Ange nous revient avec un nouvel album: Moyen-Âge

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 21/05/2012 à 16H34
La pochette de Moyen-Âge

La pochette de Moyen-Âge

© Artdisto

Ange, le groupe phare de la scène rock progressive dans les années 70 sort le 21 mai un nouvel album: Moyen-Âge. Emmené par l'éternel Christian Descamps, le groupe franc-comtois fait revivre l'ambiance si particulière de son répertoire.

12 secondes.  C'est le temps qu'il vous faudra attendre pour entendre la voix reconnaissable entre toutes de Christian Décamps.

Nostalgie quand tu nous tiens. Ecouter un nouvel album d'Ange c'est immédiatement  replonger à la source de nos émotions musicales. Position foetale et retour dans l'univers "décampsien". La pochette de l'album ne dit pas autre chose.

Ange, Moyen-Âge

Ange, Moyen-Âge

© Artdisto

Et comme d'habitude, chaque titre est une promesse d'histoire voire de pièce de théâtre: "Tueuse à gages", "Opéra-bouffe ou la quête du gras" ou "A la cour du Roi Nombril". Ange nous installe dans un fauteuil, frappe les 3 coups et le rideau se lève. Dans la même scène vous visualisez parfaitement ce dont on parle et en plus au détour d'une strophe:  le commentaire qui éclaire la scène d'une autre lumière.

Prenez "Opéra-bouffe ou la quête du gras".  Les bons vivants d'Ange ne peuvent pas laisser passer sans rien dire la fast food habitude. description hyperéaliste.

Et tout à coup nous revient aux oreilles l'inoubliable version de "Chez ces gens là" du grand Jacques adaptée par le grand Christian en 1973.

Dans "Les mots simples" Ange rappelle que, comme la bonne nourriture du terroir, il y a les mots simples loins de la Coupole. "Il n'y a pas de mal à appeler un chat un chat"

Dans rock progressif il y a rock et avec "Le cri du samouraï" Hassan Hajdi nous délivre quelques riffs bien sentis que l'on devrait entendre plus d'une fois.


 

Ange serait-il Ange s'il ne nous redonnait pas goût aux longs formats?

9' pour "Un goût de pain perdu", plus de 10' pour "A la cour du Roi Nombril". c'est le temps qu'il faut pour planter un décor et pour asséner des messages "Plus jamais de génocide, plus jamais ça".

Christian Décamps a beau  prétendre "Je ne suis pas de ce monde" dans un tempo très martelé, Ange est là et bien là pour observer ce monde qui perd la raison.

Au Moye-Âge il l'aurait clamé sur une estrade non sans risques.

Alors prenez le temps d'écouter ce qu'Ange, resurgi des seventies  a encore à nous dire, un pied dans la marge.

On est tellement loin du pré-mâché.