Diane Tell revient tout "Rideaux Ouverts" avec un nouvel album

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 18/03/2012 à 15H37
Diane Tell, l'autre voix du Québec

Diane Tell, l'autre voix du Québec

© GHNASSIA ANTHONY/SIPA

Invitée du 13H de France 2, la chanteuse québécoise Diane Tell fait à nouveau entendre sa voix cristalline dans un quatorzième album intitulé "Rideaux ouverts". Ce nouvel opus marque un retour à l'écriture et à la composition au travers d'une histoire d'amour qui se raconte d'un bout à l'autre de cet album co-écrit avec Serge Fortin.

 

 

Diane Tell est aussi sur France 3 pour la tournée promotionnelle de son nouvel album : 

 

Mais où était-elle donc passée la jolie brune aux yeux ouverts durant toutes ces années ? En France,  elle avait ensorcelé le public masculin comme féminin avec sa jolie voix et ses tubes, "Si j'étais un homme ", "Faire à nouveau connaissance" ou encore "La Légende de Jimmy". La France qui est devenue en 28 ans sa deuxième patrie. C'est pourtant bien à Québec que Diane Fortin a vu le jour en décembre 1959. Papa médecin québécois, maman américaine et théologienne, quelques années à Paris, puis retour au pays à Val d'Or en Abitibi-Témiscamingue (ça ne s'invente pas)  où son papa l'inscrit au Conservatoire pour apprendre ,de mauvais gré, le violon. Un instrument qu'elle va troquer à la fin des années 60 pour la guitare classique. A 12 ans, la jeune Diane écrit et compose ses premières chansons, à 13, elle les chante devant les élèves de son école et à 14, elle enregistre son premier album sous le nom de Diane Tell.

 

Quatre ans et trois galettes plus tard, elle est devenue l'artiste n°1 dans son pays. C'est dans le troisième, "En Flèche" (1980) que se trouve la chanson "Si j'étais un homme" qui va la faire connaître (et aimer) du grand public français. En 1983, elle vient à Paris pour une année sabbatique mais y restera quatre ans avant de s'installer pour de bon à Biarritz. Côté musique, elle collabore avec Boris Bergman, François Hardy, Maryse Wolinsky et Maryline Desbiolles. Puis au début des années 90, c'est Michel Berger et Luc Plamondon qui la choisisse pour un rôle dans la comédie musicale "La légende de Jimmy".

 

 

Mis en scène par Jérôme Savary, le spectacle ne rencontrera pas le succès, mais la chanson éponyme deviendra un tube. Ce rôle va permettre à Diane Tell d'élargir sa palette artistique puisque Jérôme Savary lui confie le rôle principal de Marylin Montreuil dont elle compose aussi la musique. Résultat : 3 ans de spectacle et plus de 300 représentations. Tout en réalisant des albums, elle reviendra sur la scène en jouant en 2008 dans "J'me voyais déjà", une comédie musicale signée Laurent Ruquier. Ajoutez à cela une émission de radio, "Les Louves" en 2006, où elle rencontre 44 femmes d'exception, des projets en Afrique, des albums avec des musiciens réputés, et vous comprendrez que Diane Tell n'a pas chômé durant toutes ces années. Ces rideaux sont restés bien ouverts. C'est nous qui avons oublié de regarder vers sa fenêtre.