Craponne-sur-Arzon, l'autre pays de la Country

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 30/07/2012 à 16H14
Kevin Geil, le chanteur du groupe texan "Two Tons of Steel"

Kevin Geil, le chanteur du groupe texan "Two Tons of Steel"

© France3 / Culturebox

Le village de Craponne-sur-Arzon en Haute Loire a accueilli la 25ème édition du Festival Country Rendez-vous du 27 au 29 juillet. Cette année, 15 groupes dont 10 venus tout droits d’Amérique étaient à l’affiche de ce rendez-vous dont la notoriété a dépassé les frontières de l’Hexagone

 

“Meilleur festival country music hors États-Unis”. C’est le titre que le CMA (Country music association) de Nashville (Tennessee) a décerné au festival de Craponne-sur-Arzon. Le nom de ce village de 3000 habitants perché à 1000 mètres d’altitude en Haute-Loire est bien connu dans la légendaire capitale du Tennesse. Autre signe de sa popularité : le nombre de sollicitations reçues par les organisateurs  à savoir près de 300 par an. Deux à trois têtes d’affiche sont programmées chaque jour. Et ici, on demande l’exclusivité française voire européenne afin d’attirer le plus de monde possible. Parmi le public, on trouve ainsi des Hollandais, des Suisses, des Belges, des Allemands  et même des soldats américains basés en Allemagne !

Tout a commencé par une kermesse

Si aujourd’hui, le festival Country de Craponne-sur-Arzon est l’un des plus connus, cela n’a pas toujours été le cas. L’aventure a démarré en 1998 sous forme de kermesse dans le petit village de Dore-l’Eglise, Moins d’une centaine de personnes avaient assisté à la première édition mais déjà, c’étaient les groupes de country qui avaient obtenu les faveurs du public. Petit à petit, le rendez-vous a pris de l’ampleur, au point de devoir migrer dans une commune plus grande, Craponne-sur-Arzon. Le festival s’est développé en même temps que l’engouement des français pour la  country. « Parce qu’elle représentait la musique patriotique et nationaliste américaine, les Français ont moins adhéré à country » expliquait à nos confrères du Progrès Georges Carrier, le programmateur du festival. « Mais la musique country a pénétré notre culture, via la danse, plus connue sous le nom de line dance. Un peu comme le Madison dans les années 1960. Dans le moindre village, il existe actuellement un club ou une association qui propose de la line dance ». A Craponne, le mayonnaise (ou le ketchup) a vraiment bien pris.. Plus de 30000 personnes se pressent durant trois jours pour assister aux concerts.