"Vernet-les-Bains", le village de son enfance, inspire le 5e album de Cali

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 26/11/2012 à 11H13
Cali sur scène lors du printemps de Bourges (avril 2011)

Cali sur scène lors du printemps de Bourges (avril 2011)

© ALAIN JOCARD / AFP

Le chanteur dévoile lundi un cinquième album intitulé "Vernet-les-Bains", du nom de son village situé dans les Pyrénées catalanes, "plus doux, plus intime" que le précédent, "comme un recommencement", explique-t-il.

"Je suis allé au bout de quelque chose dans l'album précédent ("La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon coeur")", glisse le chanteur, qui a changé de maison de disque, passant d'Emi à Alva, nouveau label de Wagram. Pour ce changement vers un style plus épuré, pour un "retour aux sources", le chemin le menant à son village d'enfance était aisé : Vernet-les-Bains, niché au pied du Canigó (Canigou en français), avec son clocher roman, son entrelacs de venelles et son casino rose Belle époque. 

Le clip de "L'amour est éternel"

"On peut relier toutes les chansons (du disque) à Vernet. Toutes mes premières fois ont été là-bas", confie Bruno Caliciuri, 44 ans. "J'ai une ardoise envers Vernet. Je lui dois tout, ma psychologie est son reflet et je voulais rendre ça", dit-il. Comme dans "La grotte des amoureux", le chanteur catalan peint la nostalgie d'une jeunesse faite de rêves et de promesses d'amitiés éternelles. Mais Cali, à travers l'évocation de "son" village, recherche avant tout l'universalité et la part d'intime enfouie en chacun de nous. "Pour moi, c'est Vernet, mais ça pourrait être ailleurs. Chacun d'entre nous a un lieu où l'on se retrouvait avec des copains et où l'on disait: moi, quand je serai grand...", explique-t-il.

12 titres composent cet album folk
Ici s'enchaînent de douces mélodies au piano, au violon ou à la guitare sèche, on retrouve des thèmes chers à l'auteur, comme la difficulté d'aimer et d'être aimé, la hantise de la séparation ou les violences conjugales. "Je sais que l'amour a tué plus de gens que tout un siècle de choléra", écrit-il ainsi dans "Amour m'a tué", dont le couplet est un clin d'oeil à "L'amour au temps du choléra", de Gabriel Garcia Marquez, un de ses romans préférés.

La tonalité sombre des textes contraste avec le caractère jovial et débonnaire de l'artiste, passionné de rugby, père de 3 enfants. "J'essaye de chanter des chansons gaies mais je n'y arrive pas, c'est difficile", reconnaît Cali, qui s'est promis de courir le marathon de New York et de chanter un jour en catalan. Cali a voulu conclure l'album sur un "sourire", avec la chanson finale "Happy end", qui réunit, entre autres, Miossec et Bénabar dans un festival de voix.