Homosexuels tchétchènes persécutés : un grand concert d'aide a eu lieu au Palace

Par @Culturebox
Mis à jour le 20/06/2017 à 11H30, publié le 19/06/2017 à 15H39
Le chanteur Alex Beaupain participe au concert Urgence Tchétchénie, le 19 juin 2017 au Palace.

Le chanteur Alex Beaupain participe au concert Urgence Tchétchénie, le 19 juin 2017 au Palace.

© Pierre Andrieu / AFP

Une vingtaine d'artistes, dont Alex Beaupain, Jeanne Cherhal et Vincent Delerm, participaient lundi soir à Paris au concert Urgence Tchétchénie. Le but : recueillir des fonds pour venir en aide aux homosexuels tchétchènes persécutés qui cherchent à trouver refuge en France.

Camille Cottin et Vincent Dedienne parrainent l'évènement

Parrainné par les acteurs Camille Cottin et Vincent Dedienne, le concert a eu lieu au Palace, haut-lieu des soirées parisiennes dans les années 1980, situé près des Grands boulevards Paris 9e.

Devaient y participer notamment les chanteuses, chanteurs et comédiens Marina Kaye, Alex Beaupain, Jeanne Cherhal, Vincent Delerm, Jil Caplan, Albin de La Simone, Alma, Joyce Janathan, Jeanne Balibar, Rose, Benjamin Siksou, Camille Chamoux, Elisa Tovati, Julie Zenatti...

"Toutes les recettes seront reversées à Urgence Tchétchénie, pour payer billets d'avions, de trains, vêtements, nourriture, etc... pour les Tchétchènes homosexuels que l'association va accueillir", précise Urgence Tchétchénie.

Cette association a été créée il y a quelques semaines pour aider les homosexuels tchétchènes qui cherchent à gagner la France.

Un premier homosexuel tchétchène âgé de 26 ans a été accueilli en France le 29 mai par cette association grâce à un "visa humanitaire d'urgence".

Les homosexuels sont persécutés en Tchétchénie 

Selon l'hebdomadaire russe Novaïa Gazeta, les autorités de Tchétchénie, où l'homosexualité est considérée comme un tabou, ont arrêté plus de cent homosexuels et incité leurs familles à les tuer pour "laver leur honneur". Toujours selon ce journal indépendant, au moins deux personnes ont été assassinées par leurs proches et une troisième est décédée des suites d'actes de tortures.

Des homosexuels tchétchènes ayant fui à Moscou ont affirmé à l'AFP avoir été battus et détenus "dans une prison non-officielle", et vivre aujourd'hui la peur au ventre d'être identifiés et traqués par leur famille.

Le Parlement européen a appelé à la mi-mai les autorités tchétchènes à mettre fin à leur "campagne de persécution" contre les homosexuels, et demandé la "libération immédiate" de toutes les personnes détenues "illégalement" dans ce cadre.