Redressement fiscal de 9 millions d'euros : Johnny Hallyday refuse de confirmer

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 24/04/2012 à 19H38
Johnny Hallyday en décembre dernier au Bourget

Johnny Hallyday en décembre dernier au Bourget

© MAXPPP/PHOTOPQR/LE PARISIEN/JEAN-BAPTISTE QUENTIN

Johnny Hallyday a refusé, mercredi sur RTL, de confirmer faire l'objet d'un redressement fiscal. Selon le Canard Enchaîné, un redressement de 9 millions d'euros lui a été notifié fin 2011 au terme d'une enquête de la brigade nationale des enquêtes fiscales.

Interrogé à l'issue du lancement de sa tournée 2012 mardi soir à Los Angeles, le chanteur a seulement déclaré : "Je ne vous confirme rien parce que c'est vous qui me l'apprenez, moi je sors de scène, j'ai fait ma musique, pour moi c'est ce qu'il y a de plus important". 

Le Canard parle d'un redressement de 9 millions d'euros effectué au terme d'investigations conduites par la brigade nationale des enquêtes fiscales. L'hebdomadaire affirme que l'enquête, déclenchée en décembre 2010, a révélé un "réseau complexe de sociétés au fonctionnement plutôt baroque", notamment des transferts d'actifs au Luxembourg vers une société dont les actionnaires comptent une autre entité domiciliée au Libéria. 

Cette information a été confirmée mardi soir à l'AFP par une source proche du dossier, qui n'a pas précisé le montant. Le ministère du Budget s'est refusé à tout commentaire invoquant le secret fiscal. Le rockeur s'est installé en 2007 en Suisse, dont il dépend pour ses revenus personnels, mais les activités artistiques et commerciales en France relèvent toujours de l'administration française. 

Les remous de Gstaad

Le chanteur, qui connaît depuis plus de trente ans des démêlés avec le fisc français, s'est installé en 2007 en Suisse dont il dépend pour ses revenus personnels. Les activités artistiques et commerciales en France, relèvent toujours de l'administration française.

L'installation à Gstaad du chanteur, ami du président Nicolas Sarkozy, avait provoqué des remous pendant la campagne présidentielle de 2007. La  candidate socialiste Ségolène Royal avait estimé à l'époque que la star devait  "donner l'exemple", Nicolas Sarkozy affirmant qu'il y avait "un problème" de  fiscalité en France, qui faisait fuir des Français parmi les plus fortunés.

Début décembre, Johnny Hallyday avait déclaré qu'il n'avait pas l'intention de quitter la Suisse. Les étrangers fortunés résidant dans la Confédération helvétique bénéficient d'un forfait fiscal très avantageux.

Mercredi sur RTL, Johnny Hallyday a indiqué qu'il partageait sa vie entre Los Angeles et Paris. Il doit commencer le 14 mai à Montpellier une tournée d'une quarantaine de dates.