Polémique après des propos de Zaz sur l'Occupation à Paris

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/11/2014 à 14H19, publié le 16/11/2014 à 14H12
Zaz en concert à Ostrava, en République tchèque, le 18 juillet 2014

Zaz en concert à Ostrava, en République tchèque, le 18 juillet 2014

© Jaroslav Ozana/AP/SIPA

La chanteuse Zaz a suscité dimanche un début de polémique sur les réseaux sociaux, après avoir évoqué une "forme de légèreté" à Paris sous l'Occupation: des internautes l'ont critiquée mais d'autres ont pris sa défense, à l'instar du chanteur Benjamin Biolay.

Dans un entretien au site Pure Charts, la jeune femme de 34 ans a estimé qu'"en France, on se focalise un peu trop sur les choses négatives, alors qu'à côté de ça, il y a beaucoup de personnes qui réinventent la société".

"A Paris, sous l'Occupation, il y avait une forme de légèreté. On chantait la liberté alors qu'on n'était pas totalement libre. Pour moi c'est ça Paris. C'est là où tout est possible, là où on innove", ajoute la chanteuse dont le troisième album s'intitule "Paris".

Ces propos, mis en ligne le 11 novembre, agitent quelque peu les réseaux sociaux depuis ce week-end. Des internautes la critiquent vivement et le quotidien Libération s'est insurgé, soulignant que "légèreté" n'est pas le mot qui convient pour évoquer l'époque des juifs traqués, et du climat de délation qui régnait alors.

Mais d'autres volent à sa rescousse. "La violence des médias... Elle n'est pas historienne!", a écrit le chanteur et parolier Benjamin Biolay sur son compte Twitter. 

Un internaute, Jidé, rappelle que la résistante Germaine Tillion a écrit une opérette, "Le Verfügbar aux enfers", à Ravensbrück, où elle était déportée pendant la Deuxième Guerre mondiale. "L'art et la chanson sont une forme de résistance qui montrent que notre humanité n'est pas totalement écrasée", ajoute-t-il.