Pierre Perret gagne son procès contre le journaliste Bernard Morlino

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 13/12/2011 à 16H31
Pierre Perret en concert à Carhaix (Finistère) en juillet 2011

Pierre Perret en concert à Carhaix (Finistère) en juillet 2011

© Fred Tanneau / AFP

Pierre Perret a remporté une nouvelle victoire judiciaire, cette fois dans l’affaire qui l’opposait à Bernard Morlino. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi le journaliste pour injure et diffamation. Il avait contesté sur son blog la réalité de l’amitié du chanteur avec l’écrivain Paul Léautaud. Pierre Perret avait déjà gagné face au "Nouvel Observateur" dans une affaire similaire

Ecrivain et chroniqueur littéraire, notamment à "Lire" et dans le "Figaro littéraire", Bernard Morlino avait écrit sur son blog, le 8 février 2009, que « Pierre Perret n’a toujours pas prouvé son amitié avec Paul Léautaud ». Il le traitait aussi de «con » et de « gougnafier ».

"Tout de suite, j'ai retiré ces articles de mon plein gré", avait plaidé le journaliste lors de l'audience du 13 octobre. Il s’était étonné que le chanteur ait quand même décidé de porter plainte.

Une enquête "inexistante", selon le tribunal
Dans son jugement, le tribunal a estimaient bien diffamatoires les propos selon lesquels Pierre Perret aurait inventé une relation avec Paul Léautaud, ainsi que les accusations de plagiat. Il a considéré que l'enquête du journaliste était "inexistante et ne présent(ait) aucune fiabilité".

La 17e chambre a donc condamné Bernard Morlino à une amende de 1000  euros avec sursis. Il devra en outre verser 2000 euros de dommages et intérêts à Pierre Perret et 2000 euros au titre des frais d'avocat.

Pierre Perret a aussi attaqué en justice le "Nouvel Observateur", qui le premier l'avait accusé de mentir sur sa rencontre dans les années 1950 avec Paul Léautaud (1872-1956). Le 13 mai 2011, le chanteur a gagné son procès contre l’hebdomadaire, même si le tribunal correctionnel de Paris a reconnu qu'il existait des "invraisemblances" dans le récit que fait Pierre Perret de ses visites à Léautaud.