Nolwenn Leroy se jette à l'eau sur son nouvel album

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 22/11/2012 à 10H15
Nolwenn Leroy 2012.

Nolwenn Leroy 2012.

© Universal Music

Comment revenir deux ans après "Bretonne", album phénomène de reprises du répertoire celtique, écoulé à plus d'un million d'exemplaires ? En restant dans la continuité tout en proposant "de nouvelles choses", explique Nolwenn Leroy à la veille de la sortie lundi de son nouvel album inspiré par le thème de la mer, "Ô filles de l'eau".

"Je me suis jetée à l'eau"
Pour ce nouveau disque qui a "coulé de source", Nolwenn Leroy a réuni la même équipe anglo-saxonne que pour "Bretonne" mais s'essaye pour la première fois à la composition.

"Je voulais qu'il y ait une continuité dans l'histoire, mais il était impératif de proposer de nouvelles choses dans les chansons, dans les thématiques", explique la jeune brune aux yeux bleu lagon. "C'est venu assez naturellement", se souvient-elle.

"Laurent ou Teitur ont ce talent presque déconcertant, cette facilité à composer", souligne-t-elle. En même temps, "j'étais frustrée d'être instrumentiste, de jouer du violon, du piano sur scène mais de ne pas composer", reconnaît-elle. "Finalement, j'ai arrêté de me dire ça, je me suis jetée à l'eau et ça a été très agréable".

Le trailer de "Ô Filles de l'eau" Juste pour me souvenir

Un disque imprégné de figures légendaires
La chanteuse, qui vient de fêter ses 30 ans, a aussi écrit la majorité des textes de ce nouvel album, baptisé construit autour du thème de la mer et de la féminité.

Miossec, Jean-Louis Murat et Hubert Mounier, qui lui ont offert des chansons, se sont inscrits dans ce concept général. Les paroles, souvent sombres, sont imprégnées de figures légendaires, d'Ophélie à Davy Jones - esprit maléfique de la mer - en passant par la sirène, "mystérieuse, fascinante et maléfique, qui représente à la fois la séduction et la mort".

"Un bric-à-brac fantastique" à la Tim Burton
"J'ai toujours grandi dans cette ambiance-là, j'étais une petite fille très rêveuse, vraiment dans l'imagination", confie la chanteuse, "passionnée" par les univers de Tim Burton et Guillermo del Toro.

"Aujourd'hui, je suis emballée par ce petit bric-à-brac fantastique que je trimballe avec moi depuis des années", dit-elle, dissertant longuement sur l'Ankou ou Ahès, princesse légendaire de Bretagne qui donne son nom à un des titres de l'album.

Nolwenn Leroy chante "Moonlight Shadow" de Mike Oldfield à Champs Elysées sur France 2

Une chanson inédite en breton
La chanson, la seule de l'album à être interprétée en breton aux côtés de titres en français et en anglais, a été écrite par une jeune auteure-compositrice, Gwennyn.

"C'était important qu'il y ait une chanson en breton et que ce ne soit pas une énième reprise, afin de montrer que le breton s'incrit dans le présent, que les gens le parlent que les enfants l'apprennent à l'école", dit-elle.

C'est quoi cette pochette ?
La native de Saint-Renan (Finistère) a affirmé ses choix jusque dans la pochette, signée de l'Australienne Vee Peers, qui la représente dans la peau d'une sirène et suscite déjà de nombreux commentaires sur la Toile.

"J'adore les pochettes des disques des années 70, des choses improbables, fantasmagoriques de Kate Bush à Bowie. On me dit +c'est quoi ce délire ?+. Mais justement, c'est ça le délire : rentrer dès le début dans une histoire", dit-elle.

"Ô Filles de L'eau" de Nolwenn Leroy sort le 26 novembre (Universal/Mercury)

La pochette de "Ô Filles de l'eau" (Universal/Mercury)

La pochette de "Ô Filles de l'eau" (Universal/Mercury)

© Vee Speers