Miossec : Chansons (pas) Ordinaires

Par @Culturebox
Mis à jour le 27/05/2016 à 19H08, publié le 16/09/2011 à 16H13
Christophe Miossec

Christophe Miossec

© Pias

Christophe Miossec revient avec un huitième album, "Chansons Ordinaires". Loin d'être anodin, ce nouvel opus signe le retour du Finistérien sur un terrain électrique et éclectique.

On l'a parfois cru perdu. Accroché au pied de son micro, vascillant, hésitant, crachant devant la presse sur ses propres oeuvres. Son cynisme, sa poésie écorchée, sa douce amertume chantés dans le premier album "Boire" avaient pourtant emporté le public dans un jouissif vague à l'âme. Le succès avait été immédiat, étourdissant, et les tournées s'étaient enchaînées. La suite fut incertaine, certains titres marquant avec éclat le talent de Christophe Miossec, d'autres n'en donnant qu'un faible reflet, comme un regard un peu trop ennivré...

Résolument rock

Et voici le huitième album, au titre modeste ou moqueur : "Chansons ordinaires". Miossec y interprète des "Chanson Dramatique", "Chanson que Personne n'ecoute", "Chanson pour les Amis", "Chanson pour un Homme Couvert de Femmes"... L'artiste dit avoir voulu annoncer la couleur, comme on le faisait dans les chansons des années 40, quand chaque titre avait un but précis. Miossec écoute beaucoup cette musique, actuellement, mais elle n'a pas influencé le contenu, résolument rock.

Le sourire est plus clair, les clins d'oeil plus fréquents

La voix de Christophe Miossec a toujours de l'âpreté, mais le contour est moins précis. Reste le verbe, toujours ciselé, percutant, touchant. Et l'homme. Ses émois, ses états d'âme, envoyés à la face de ses auditeurs. Plus de vapeurs d'alcool. Les excès sont terminés. Ils auraient eu raison de lui. Le sourire est plus clair, les clins d'oeil plus fréquents. Ainsi, le clip vidéo du nouveau single, "Chanson pour les Amis", tourné avec Gustave Kervern, de Groland, et le père de Christophe Miossec en figurant :

 

 


Christophe Miossec touche de nouveau au coeur, surtout pour ceux qui ont avec lui une histoire vieille de quinze ans...