Il y a 50 ans : "Les jolies colonies de vacances", le tube censuré de Pierre Perret

Par @Culturebox
Mis à jour le 02/08/2016 à 11H06, publié le 02/08/2016 à 11H04
Le brouillon de la chanson "Les jolies colonies de vacances", un texte et une musique écrits en seulement deux heures par Pierre Perret.

Le brouillon de la chanson "Les jolies colonies de vacances", un texte et une musique écrits en seulement deux heures par Pierre Perret.

"Les jolies colonies de vacances" de Pierre Perret fait partie de ces chansons qui ont marqué plusieurs générations. Tube de l’été 1966, elle a permis au chanteur alors âgé de 32 ans d’accéder à une véritable notoriété. Mais si elle a beaucoup fait rire le public, elle a aussi heurté certaines âmes sensibles au point d’être interdite de diffusion à la télé et à la radio.

"Ah les jolies colonies de vacances / Merci papa, merci maman / Tous les ans je voudrais qu'ça r'commence / You kaïdi aï-di aï-da". Cinquante après sa sortie, le refrain de cette chanson reste ancré dans les mémoires. Son auteur Pierre Perret est aujourd’hui âgé de 82 ans (depuis le 9 juillet). Il en avait 32 quand sa chanson est sortie. Ni lui ni elle n'ont vraiment vieilli. Et c’est avec son éternel sourire malicieux que le chanteur évoque les conditions dans lesquelles il a écrit et composé cette chanson. Pour les caméras de France 2, il a ouvert son grenier et ressorti le manuscrit original.

Reportage : V. Gaget / M. Dreujou / M. Gualandi / M. Laporte 

 

En 1966, avec "Les jolies colonies de vacances", Pierre Perret devient un chanteur extrêmement populaire. Avant cela, il s’est déjà fait remarquer mais sans réussir à vraiment toucher le grand public. Monté à Paris dans les années 50 pour son service militaire, ce natif de Castelsarrazin est repéré un soir par Boris Vian sur la scène des Trois Baudets où il accompagne à la guitare une amie chanteuse qui interprète les chansons de Pierre Perret. Contacté par Émile Hebey, manager de Gilbert Bécaud et de Charles Trenet, Pierre Perret va signer quelques temps plus tard chez Eddie Barclay.

Le succès se fait attendre

Mais entre cette année 1957 et le succès populaire, il va se passer quelques années. Pierre Perret enregistre son premier 45 T "Moi j’attends Adèle", tourne dans les cabarets parisiens, sillonne les routes de France et d'Afrique en première partie du groupe américain, les Platters. Après une pleurésie qui l’éloigne pendant deux ans de la scène, il sort en 1960 son premier album, "Le bonheur conjugual " qui s’écoule à 100 000 exemplaires. C’est pas mal mais trop peu pour Barclay qui interrompt le contrat de Pierre Perret.


Il signe alors avec Vogue et c’est avec cette maison de disques qu’il va enregistrer "Les Jolies colonies de vacances".
Le succès de la chanson lui permettra de monter sur la scène de l’Olympia mais cette fois en tant que tête d’affiche. Suivront d’autres tubes, dont "La cage aux oiseaux" et "Le zizi" (récompensés par 16 disques d’or !) qui font elles aussi partie des chansons cultes du répertoire français.