Lavilliers et Zebda chantent pour les Métallos de Florange

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 06/04/2012 à 11H42
Bernard Lavilliers chantera pour les Métallos de Florange

Bernard Lavilliers chantera pour les Métallos de Florange

© SADAKA EDMOND/SIPA

Des ouvriers de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) menacée de fermeture, partis à pied le 28 mars de Lorraine pour "défendre leurs emplois auprès des populations", franchiront aujourd'hui les portes de Paris où un rassemblement est prévu sous la Tour Eiffel. Plusieurs groupes et artistes ont confirmé leur présence au concert de soutien prévu à partir de 19h dans les jardins du Trocadéro.

Sont ainsi annoncés, à partir de 19h : les humoristes Guy Bedos (pour un message enregistré) et Didier Porte, le groupe de danse "Les drôles de mecs", Bernard Lavilliers et Zebda. Ainsi que trois groupes lorrains : Pascal Douane, Dorsale et Ric.

Une vingtaine de métallos, syndiqués ou non, ont avalé 300 km, passant notamment par Belleville-sur-Meuse (Meuse), Château-Thierry (Aisne) ou encore La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) pour arriver symboliquement en fin d'après-midi au pied de la +dame de fer+, faite d'acier de Lorraine.

Le temps de "soigner les bobos et les ampoules", les marcheurs de l'acier se réuniront à d'abord 14H00 place de la République pour une dernière étape de 7 km qui les mènera au champs de Mars. Là, un "gros rassemblement" est ensuite prévu: 15 bus ont quitté la Lorraine au petit matin, et d'autres salariés rejoignent la capitale en train ou via les transports en commun depuis l'Ile-de-France.

Des Arcelor de Florange  étaient déjà venus à Paris le 15 mars, et avaient tenté de se rendre au QG de campagne de Nicolas Sarkozy où des échauffourées avec les forces de l'ordre avaient éclaté. Ces ouvriers lorrains ont engagé le 20 février un mouvement d'occupation et de blocage du site de Florange  pour obtenir un redémarrage des deux hauts-fourneaux de l'usine, en sommeil depuis plusieurs mois. La direction assure au contraire que l'arrêt n'est que temporaire et imposé par la stagnation de la demande mondiale.