Johnny Hallyday fait un retour scénique fracassant

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 15/05/2012 à 13H13
Johnny Hallyday à Montpellier

Johnny Hallyday à Montpellier

© Bestimage

Une grosse boule foreuse suspendue brise un mur en flamme et Johnny Hallyday apparaît, dans un feu d'artifice d'effets, sur la scène de l'Arena de Montpellier où il a "allumé le feu" lundi soir lors du premier concert de sa tournée 2012 "Jamais seul".

Trois semaines après une sorte d'échauffement avec un récital plutôt intime dans un théâtre historique à Los Angeles, le rockeur a visiblement voulu montrer avec cette arrivée fracassante que ses problèmes de santé étaient de l'histoire ancienne.

Le lion rugit encore
"J'aimerais vous dire simplement quelle joie c'est pour moi d'être avec vous ce soir", a lancé le chanteur, tout de cuir vêtu, dans un déluge de flammes et de lumières, devant un public chauffé à blanc.

Cinquante-deux ans après ses débuts, le 14 mars 1960, avec "laisse les filles", suivi d'une première tournée en première partie de Sacha Distel, le "taulier" a effectué un retour autour de ses fondamentaux: le rock et blues.

A bientôt 69 ans qu'il fêtera au Stade de France, le 15 juin, le chanteur dont c'est la 181e tournée, a certes fait quelques entorses à la justesse. Mais sa puissance est restée intacte.

Un enchaînement de tubes en versions rock musclée, acoustique ou plus symphonique
Devant sa femme Laeticia, ses enfants et sa belle-famille, mais aussi Joey Starr (avec lequel il partage désormais le manager Sebastien Farran), Johnny Hallyday a enchaîné les tubes : "Je suis né dans la rue", "Autoportrait", "Rock'n roll attitude",  "Marie", "L'idole des jeunes", "Elle est terrible", "Fou d'amour"...

Si la majeure partie des chansons a été proposée en version très rock avec cinq, sept ou quinze musiciens, Hallyday a aussi chanté ses plus vieux tubes en version acoustique, au coeur du public. Mais il a également donné une dimension symphonique à certains de ses immanquables, avec un orchestre de 45 musiciens, pour "Diego" ou "Quelque chose de Tennessee", notamment. Mais c'est avec "Quand on n'a que l'amour" de Jacques Brel, juste accompagné au piano, qu'il a conclu.

"J'ai longtemps rêvé de cette soirée. L'accueil est au-delà de ce que j'espérais", a-t-il lancé au public à l'issue de deux heures vingt de show endiablé. Après deux autres concerts à Montpellier, il embarquera sa tournée pour une cinquantaine de villes en France et à l'étranger, y compris à Tel-Aviv, Moscou, Londres et New York.