Guy Béart fait ses adieux à la scène à L'Olympia

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/01/2015 à 12H59, publié le 15/01/2015 à 16H40
Guy Béart chez lui à Garches, en banlieue parisienne, en juin 2013

Guy Béart chez lui à Garches, en banlieue parisienne, en juin 2013

© JDD / Sipa

Guy Béart, 84 ans fait ses adieux à la scène à l'occasion de son concert à l'Olympia, samedi 17 janvier. Il aura pour invités plusieurs artistes parmi lesquels Julien Clerc et sa fille, l'actrice Emmanuelle Béart.

L'interprète de "L'eau vive", une chanson composée en 1958 et fredonnée depuis par des générations de Français, voit ce "tout dernier" récital comme "un coup de chapeau avant de partir dans l'autre monde".

"On va chanter avec le public en première partie, ils connaissent pratiquement toutes mes chansons", a expliqué l'artiste à l'AFP.

"En deuxième partie, il va y avoir de grands artistes contemporains, plus jeunes que moi, qui vont venir chanter avec moi : Julien Clerc, Emmanuelle Béart, Patrick Sébastien." Alain Souchon et Laurent Voulzy pourraient aussi être présents, mais n'ont pas confirmé. "Tout le monde me redemandait de chanter mais j'ai déjà tellement chanté... J'ai voulu en faire un seul."
Guy Béart : "L'eau vive" (1958)
Soixante ans de carrière
Fils d'un comptable que son métier amenait à énormément voyager, Guy Béart, né au Caire le 16 juillet 1930, a grandi dans différentes villes d'Europe et du Mexique avant de faire ses études au Liban. Il s'est fixé à Paris à 17 ans.

Guy Béart s'est lancé dans la chanson en 1954, dans les cabarets parisiens de la rive gauche. Un premier succès, "Le Bal chez Temporel", adapté d'un poème d'André Hardellet, lui vaut dès 1958 le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros.
Guy Béart : "Le Bal chez Temporel" (1958)
Par la suite, Guy Béart écrit de nombreuses chansons à succès qui deviendront de véritables classiques de la chanson française, comme "L'eau vive" (1958), mentionnée plus haut, "Qu'on est bien" (1958), "Le grand chambardement" (1967)...
Guy Béart et Zizi Jeanmaire chantent "Qu'on est bien" (1958) à la télévision française en 1967 (Ina)
En 1968, Guy Béart sort un autre grand succès, "La Vérité", qui prend une étrange résonnance au vu de l'actualité récente.
Guy Béart : "La Vérité" (1968)
Entre-temps, l'artiste est devenu en 1966 producteur et animateur d'un talk-show sur la première chaîne, "Bienvenue chez Guy Béart". Le chanteur écrit également pour de nombreux artistes comme Juliette Gréco, Patachou ou Zizi Jeanmaire.

Par la suite, Guy Béart suspend sa carrière plusieurs années à la suite d'un cancer. En 1987, il consacrera le livre "L'Espérance folle" (Robert Laffont) à son combat contre la maladie, et recevra le prix Balzac. En 1989, il retournera au Liban, ravagé par la guerre, et s'engagera en faveur de la paix dans le pays de sa jeunesse.
Guy Béart : "Les couleurs du temps" (1973)
En 1999, Guy Béart donne plusieurs concerts à Bobino. Il remonte sur scène en 2005 à l'occasion du Festival international de guitare de Montpellier.

Son dernier album studio remonte à 2010. Il s'appelle "Le meilleur des choses".