Francofolies de La Rochelle

du 13 juillet 2016 au 17 juillet 2017

Mère et fille : les Francofolies réunissent Jane Birkin et Lou Doillon

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/07/2014 à 19H11, publié le 16/07/2013 à 09H47
Lou Doillon a captivé les Francofolies

Lou Doillon a captivé les Francofolies

© Philippe Lecoeur/IP3/MaxPPP

Jane Birkin et Lou Doillon se sont succédé lundi soir sur les scènes des Francofolies de La Rochelle, la mère et la fille s'adressant de tendres clins d'oeil à quelques notes de musique de distance.

D'abord la fille, puis la mère. Lou Doillon s'est la première, s'est frottée au public des Francofolies. Pour sa première visite à La Rochelle, la belle révélation musicale de l'année était programmée devant des milliers de spectateurs sur la grande scène Saint-Jean d'Acre. Un défi que la chanteuse, auréolée de sa Victoire de l'artiste féminine de l'année, a relevé avec brio. En robé légère et virginale, elle a su captiver l'auditoire avec les modulations de sa voix grave et son folk-rock particulièrement adapté à l'ambiance de ce début de soirée estival. 
 
Très à l'aise avec le public, séductrice et limite cabotine, elle a contrebalancé l'humeur sombre de ses chansons par des interventions pleines d'autodérision. "Pour rester dans le registre des chansons hyper positives, voici une ballade pour les filles trompées", a-t-elle lancé, avant de s'enthousiasmer sur le fait d'utiliser pour la première fois de sa vie l'avancée qui permet aux artistes de La Rochelle de se retrouver au milieu du public.

Reportage : Elodie Gérard - Thomas Chapuzot
Clins d'oeils mutuels et invités
Entre une chanson de son album "Places" et une reprise du Clash, elle a aussi adressé un clin d'oeil à sa mère "qui joue là-bas (au théâtre de la Coursive), maintenant". Quelques instants plus tard, Jane Birkin lui a répondu sur la scène du théâtre, en confiant au public : "vous ne pouvez pas imaginer ce que ça me fait d'être à nouveau ici à La Rochelle, avec Lou qui joue sur la grande scène". 
 
La chanteuse était venu interpréter un émouvant hommage à Serge Gainsbourg, l'homme qui lui "a fait le plus magnifique des cadeaux en (lui) écrivant des chansons de (ses) 20 ans jusqu'à sa mort". Jane Birkin, qui a ouvert le concert avec le "Requiem pour un con", s'était entourée d'un excellent quatuor de musiciens japonais, dans un registre jazz magnifiant les compositions de Gainsbourg. 
 
De sa voix frêle, elle a a alterné les fantaisies et les ballades poignantes, les classiques et des chansons moins connues du grand Serge. "Comic Strip" - dont "ni (elle), ni Bardot n'arrivaient à chanter" les onomatopées, a-t-elle avoué - a ainsi succédé aux "Amours perdues", une chanson écrite il y a 50 ans et qu'elle a confié ne pas connaître jusqu'à peu. 
 
Pour l'occasion, Jane Birkin s'était entourée de deux invités, dont le Canadien Rufus Wainwright, venu chanter avec elle "La chanson de Prévert". Mais c'est Miossec qui a apporté le moment de grâce de la soirée, en la rejoignant pour un duo sur "Ballade de Johnny Jane" d'une extrême délicatesse.