Francofolies de La Rochelle

du 13 juillet 2016 au 17 juillet 2017

Bernard Lavilliers ouvre les Francofolies de La Rochelle

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/07/2014 à 19H27, publié le 14/07/2011 à 12H29
Bernard Lavilliers ouvre les Francofolies de La Rochelle

Bernard Lavilliers ouvre les Francofolies de La Rochelle

© Culturebox

La 27ème édition des Francofolies de la Rochelle est fidèle à elle-même. Jusqu'au 16 juillet 2011, des artistes jeunes et moins jeunes vont se succéder sur scène. Parmi eux, un habitué du Festival : Bernard Lavilliers.  

Entre variété française et musique électro, les Francofolies de La Rochelle entendent, cette année encore, séduire un large public. En ouverture, une "soirée populaire grand public" qui fait le grand écart entre les générations et qui a réunit  Zaz, Nolwenn Leroy, Christophe Maé et Bernard Lavilliers. Le chanteur engagé sillonne les routes depuis 30 ans mais revient toujours vers la Charente-Maritime. Une histoire d'amour avec le festival de La Rochelle. Tant est si bien que sa chanson "De n'importe quel pays, de n'importe couleur"  aurait pu devenir l'hymne des Francofolies. Fidèle à sa réputation, Bernard Lavilliers a emmené les spectateurs en voyage, avec ses rythmes rocks teintés de world music. Rien ne prédisposait le Stéphanois à devenir une vedette de la chanson française. Hasard de la vie ou caractère déjà révolté du chanteur, sa jeunesse fut plus que mouvementée. Fils d'une institutrice et d'un ouvrier dans une manufacture d'armes, le jeune Bernard a de graves problèmes pulmonaires. Après une adolescence passée dans les cités HLM de Saint-Etienne et un passage d'un an dans une maison de redressement, Bernard Lavilliers apprend le métier de tourneur sur métaux. Il sera ouvrier comme son père. C'est sans compter avec la rage du jeune homme qui rêvait de devenir comédien ou boxeur professionnel. Tout en travaillant, il écrit ses premiers textes et organise de petits concerts à Saint-Etienne. Il étouffe dans cette vie terne et fuit en Amérique Latine. Là encore, les petits boulots se succèdent : docker, chauffeur de camion... De retour en France, l'armée française le rattrape. Considéré comme un insoumis. Pour lui, ça sera le bataillon disciplinaire en Allemagne et forteresse à Metz, en Lorraine. Fin 1967, il vient à Paris et commence à chanter dans des cabarets. Il y croise Jean- Pierre Hébrard, directeur artistique de la firme Decca, qui lui fait faire deux 45 tours et un album, très influencé par l'écriture de Léo Ferré. Le début de la reconnaissance tant espérée. Sa carrière est enfin lancée.

A voir aussi sur Culturebox :
- Les Francofolies de La Rochelle d'hier et d'aujourd'hui