Eddy Mitchell sort un album live, prépare des duos et repart avec les Vieilles Canailles

Par @Culturebox
Mis à jour le 02/12/2016 à 10H31, publié le 02/12/2016 à 10H19
Eddy Mitchell à Juan-les-Pins le 22 juillet 2016

Eddy Mitchell à Juan-les-Pins le 22 juillet 2016

© Jean-Luc Thibault / Citizenside / AFP

A 74 ans, Eddy Mitchell tient la forme et le haut de l'affiche : il sort ce vendredi un album live, "Big Band", prépare un disque de duos et va reformer les Vieilles Canailles, avec Johnny Hallyday et Jacques Dutronc, pour une mini-tournée française l'été prochain.

Eddy Michell ne se vexe pas quand on ose lui dire qu'il a un peu menti en 2010 sur ses intentions d'en finir avec les concerts. Cette année il est en effet remonté sur scène au Palais des Sports de Paris, accompagné d'un big band. Un spectacle désormais gravé sur cd et dvd.
 
L'homme préfère rire de ce faux adieu à la scène. Mais il précise, dans un entretien à l'AFP : "J'ai dit que j'arrêtais les tournées, ce n'est pas pareil. Une tournée c'est 80 dates, plus les répétitions, plus ci, plus ça... Ca, je n'en peux plus."
 
"Ce n'est pas que ce soit éreintant, car maintenant c'est bien organisé...  Mais par contre la nuit c'est toujours la même chose. Les hôtels où on vous donne une salade gourmande à une heure du matin, ce n'est plus possible. Et puis NRJ 12 à la télé ! Horrible !", s'exclame-t-il en riant.
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14 dates l'été prochain pour les Vieilles Canailles

Pourtant Eddy Mitchell va bien reprendre la route en juin et juillet pour jouer les Vieilles Canailles, "avec les copains Johnny et Jacques", dans les plus grandes salles françaises. "Effectivement, là, je mens un petit peu. Mais  bon, on rentrera tous les soirs et ça fera 14 dates sur deux mois. Alors..."
 
En 2014, le trio qui ne manquait pas d'espièglerie sur scène avait rempli plusieurs fois Bercy. "C'était très amusant, estime le chanteur. On ne variera d'ailleurs pas le répertoire, les gens viennent pour les tubes de chacun. Peut-être en revanche que les bêtises, elles, vont changer !"
 
Interrogé à propos de la grogne du public sur le prix élevé des places (de 85 à 235 euros), Eddy Mitchell rétorque : "Une salle comme Bercy, ça coûte 45.000 euros par jour, sans rien, sans électricité. Ajouté à cela un orchestre de 21 musiciens à 400 euros par tête avec les charges... On n'est pas là non  plus pour payer tous les soirs pour chanter."
 
Quand on lui demande ce qui le fait encore courir après cinquante ans de carrière, Eddy Mitchell évoque "les nouveautés, les nouveaux arrangeurs, les nouveaux studios d'enregistrement, des nouvelles rencontres à faire. C'est  primordial".

Un album de duos en préparation, avec Dutronc, Hallyday, Le Forestier, Sanson, Julien Clerc

Son prochain disque, qu'il espère mener à bien, est aussi le fruit de rencontres. "C'est un album de duos, de mon répertoire. Le projet n'est pas facile à réaliser. Il y a Jacques Dutronc, Johnny Hallyday, mais aussi Julien Clerc, Maxime Le Forestier, Véronique Sanson. Tout ça tient du pari en raison des tonalités de chacun. En plus il faut qu'ils soient libres pour enregistrer", dit l'interprète de "La fille aux yeux couleur menthe à l'eau".
 
Et le cinéma dans tout ça ? "Quelques projets...", répond sans trop de conviction celui qui a obtenu le César du meilleur second rôle pour "Le bonheur est dans le pré" et qui présentait des westerns et autres films de l'âge d'or hollywoodien dans l'émission La Dernière Séance (1982-1998).
 
Aurait-il aimé être Gary Cooper ou John Wayne sur un cheval, partant au  loin sous un coucher de soleil à la fin d'un film ? "Quand j'étais gosse, celui qui m'impressionnait le plus, car j'aurais voulu être aussi beau que lui, c'est Stewart Granger. Ce n'était pas un grand cowboy, mais il avait une allure..."
 
"Enfin, oui, partir à la fin comme ça... 'Salut tout le monde', c'est génial", conclut Eddy Mitchell qui n'a cependant pas prévu ce type de sortie pour l'année qui vient.