"Dolce Francia", énième version de "Douce France" de Charles Trenet, signée Carla Bruni

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 15/02/2011 à 13H59
"Dolce Francia", énième version de "Douce France" de Charles Trenet, signée Carla Bruni

"Dolce Francia", énième version de "Douce France" de Charles Trenet, signée Carla Bruni

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Le prochain album de Carla Bruni sortira en septembre 2011. On sait dores et déjà qu'il devrait comporter une reprise en italien de la chanson "Douce France" de Charles Trenet dont on célèbre cette année le 10ème anniversaire de sa mort.  Stratégie marketing ? Un extrait du titre "Dolce Francia" est déjà en diffusion sur internet. L'occasion de faire un tour d'horizon des nombreuses reprises qui ont suivi la parution de cette chanson en 1942, de Carte de Séjour, en passant par Liza Minelli et Herbert Pagani.

Quand il écrit Douce France, Charles Trenet n'a pas 30 ans et pourtant il est déjà connu puisqu'il a composé quelques-unes de ses chansons les plus célèbres : "Y'a d'la joie", "Je chante", "Fleur bleue". Il avait déjà reçu son surnom de "Fou Chantant". Mais la seconde guerre mondiale éclate juste après et Trenet est mobilisé. La guerre ne l'empêche pas de jouer dans des films. On oublie souvent que Trenet fut en effet aussi acteur (il joua dans plus d'une dizaine de films). Il chante aussi, à Paris et en présence des allemands. Qu'on ne s'y trompe pas : le jeune Charles est dans le collimateur de la presse collaborationniste car à l'époque, avec Django Reinhardt, il essaie d'introduire les rythmes jazzys, très mal vus par le pouvoir en place. C'est au cours de cette période, en 1942, qu'il écrit "Espoir" et surtout "Douce France", rappelant que l'hexagone est un pays qu'on continue d'aimer "dans la joie et la douleur". La population y voit un hymne à la résistance passive tandis que le pouvoir pétainiste ne retient que les images d'Epinal, évoquant avec nostalgie une France pétrie de traditions. La chanson restera le titre emblématique de Charles Trenet et retrouvera une nouvelle jeunesse en 1986 avec la version arabisante proposée par le groupe de Rachid Taha, Carte de Séjour. Elle deviendra alors une sorte de porte-drapeaux de la génération "beur" dans une France où le Front National monte en puissance.

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