Depuis 40 ans, les Belges du GAM chantent les luttes sociales

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/04/2015 à 16H21, publié le 03/04/2015 à 16H14
Photo de Michel Gilbert, membre du Groupe d'Action Musicale, chantant devant les forces de l'ordre lors du manifestation dans les années 70

Photo de Michel Gilbert, membre du Groupe d'Action Musicale, chantant devant les forces de l'ordre lors du manifestation dans les années 70

© Capture d'écran / Culturebox

Ils ont été de toutes les luttes sociales en Belgique depuis le milieu des années 70. En France, les membres du Groupe d’Action Musicale (GAM) se sont fait connaître à cette époque en soutenant les opposants à la deuxième centrale nucléaire de Chooz. 35 ans après, ils sont de retour dans les Ardennes, et n’ont pas renié leurs idéaux

Reportage : S.Julien, X.Claeys, A.Lo Voï, H.Calmon
A Chooz (prononcez Chô) dans les Ardennes françaises, personne n’a oublié le GAM. Dès le début du mouvement à la fin des années 70 contre la construction d’une deuxième centrale nucléaire, ces jeunes musiciens et chanteurs belges viennent soutenir les habitants et tous les opposants au projet. Ils reviendront souvent y compris lors des violentes manifestations avec les forces de l’ordre, où ils chanteront régulièrement face aux cordons de CRS.
 
Un engagement né quelques années plus tôt dans leur pays où ils sont de toutes les luttes sociales, auprès des ouvriers qui occupent les usines, soutenant les piquets de grève et bien sûr dans les manifestations où ils mettent en musique slogans et revendications.
 
Ils sortiront deux albums, le premier en 1977 intitulé "Chansons de lutte en Belgique" et qui retrace tous les mouvements sociaux auxquels le GAM a participé entre 1974 et 1977. Le second "La vie est belle, maar 't gaat zo snel… 78-81" verra le jour en 1981, avec notamment la chanson "Ballade à Chooz" écrite et enregistrée en 1979 sur un 45 tours vendu au bénéfice du comité de Chooz contre la centrale. 

Des chansons engagées qui n’ont pas pris une ride et qui sont encore chantées aujourd’hui sur différents lieux de contestation comme le chantier du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.