Daniel Guichard fête ses 40 ans de carrière à l'Olympia

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 14/04/2012 à 18H27
Daniel Guichard en 2012.

Daniel Guichard en 2012.

© Lamachere/Baltel/Sipa

Daniel Guichard retrouve samedi l'Olympia, jusqu'au 22 avril, pour une série de concerts avant une tournée en France et en Belgique. L'occasion de présenter son nouvel album et de fêter quarante ans d'une carrière marquée par une farouche indépendance et de nombreux succès comme "Mon Vieux" et "La Tendresse".

"L'Olympia, ma première grande scène en 1972, c'est la salle avec un S majuscule, à taille humaine, avec une très belle acoustique. C'est une grande joie de la retrouver", dit-il.

Un nouvel album, le premier depuis vingt ans
Accompagné par vingt musiciens,  dont un ensemble de cordes et de cuivres, Daniel  Guichard reprend ses chansons les plus célèbres mais aussi 14 nouveaux titres. Ils seront réunis dans son prochain album, "Notre Histoire", écrit en collaboration avec, notamment, son fils Gabriel, 23 ans.

Dans ce disque aux mélodies et arrangements efficaces, l'interprète du "Gitan" reste fidèle à ses thèmes de prédilection et a sa liberté de ton: l'amour, la tendresse, le temps qui passe, la nostalgie, les injustices.

"Ce nouvel album est le premier depuis vingt ans. Il ne faut pas aller au feu sans avoir les munitions. Le métier du disque est devenu trop difficile pour sortir des chansons qui ne tiennent pas la route", estime le chanteur au célèbre accent "parigot" qui a démarré dans les cabarets de Montmartre avec des titres d'Aristide Bruant.

Daniel Guichard préserve son indépendance
Depuis ses débuts, Daniel Guichard défend farouchement son indépendance artistique et financière en étant son propre producteur et distributeur, assumant tous les risques.

"Il faut faire des choix dans la vie. Je n'aime pas les contraintes", explique-t-il. "Avec une multinationale du disque qui investit sur vous, il y a des contraintes. Il y a des émissions de promotion que je ne voudrais pas faire, des gens et des têtes de c... que je n'aimerais pas rencontrer. Pour ne pas avoir à me retrouver dans ces situations, je m'occupe moi-même de mes affaires depuis 1974".

"J'ai ce côté sympathiquement caractériel pour certains et agaçant pour d'autres. En gros, il ne faut pas trop me chatouiller. Je reste moi-même et ça me va très bien. J'ai pris tellement de baffes que j'ai compris qu'il ne fallait pas rouler sa caisse quand on n'a pas raison d'être là", dit-il.


Une nouvelle tournée en camping-car
Après L'Olympia, il enchaîne sur une tournée, toujours au volant d'un camping-car, sa "loge roulante idéale". "Il y a beaucoup d'anarchistes et de grands individualistes au volant des campings-cars. En plus, impossible de dépasser les 130 km/h: c'est parfait pour éviter les radars ! Et, j'ai beaucoup donné !", reconnaît-il dans un éclat de rire, un peu agacé toutefois d'être devenu le VRP de ce moyen de locomotion.