Damien Saez renvoie dos à dos extrême droite et finance dans une nouvelle chanson de l'entre deux tours, "Premier mai"

Par @Culturebox
Publié le 01/05/2017 à 16H23
Le chanteur Damien Saez aux Francofolies en 2013.

Le chanteur Damien Saez aux Francofolies en 2013.

© Xavier Leoty / AFP

Ni une ni deux, Saez a ressorti sa guitare et son micro dans l'entre-deux tours pour composer une chanson viscérale en quelques heures. Dans "Premier mai", publiée gratuitement sur internet dans la nuit du 30 avril au 1er mai, le chanteur fustige dans un même souffle l'extrême droite et la finance, une façon de renvoyer dos à dos les deux candidats du second tour, Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

"Croix gammées" contre "maquerelles du pognon"

"Nous serons la lutte", chante Damien Saez dans "Premier mai". "Toujours le coeur contre le front, moi j'ai le poing levé" dit-il dans cette longue plainte, ajoutant "sur les réseaux la fachosphère vient toujours gangréner (...) contre les barbares de la Terre, amis faut pas lâcher".

Mais s'il s'en prend aux "croix gammées", le chanteur fustige aussi "les maquerelles du pognon" et envisage d'incendier la bourse.  "Si l'horizon c'est la galère ouais pour l'éternité, Un jour j'irai brûler la bourse, ami un premier mai, Ami si pour sauver la Terre faut pendre le banquier". Une allusion à peine voilée à l'ancien banquier Emmanuel Macron, rival de Marine Le Pen pour le second tour de la présidentielle qui se déroule dimanche prochain.

 

Saez avait déjà écrit "Fils de France" après le choc FN de 2002 

Il y a quinze ans, Damien Saez avait déjà composé une chanson dans l'urgence lorsque Jean-Marie Le Pen s'était qualifié pour le second tour de la présidentielle de 2002.

Dans "Fils de France", il disait  "J'ai vu les larmes aux yeux, les nouvelles ce matin, 20% pour l'horreur, 20% pour la peur, Ivres d'inconscience, tous Fils de France, Au pays des Lumières, amnésie suicidaire, Non, non, non, non, non". Il appelait alors la nation des Droits de l'homme à entrer en résistance. Il chante aujourd'hui "avec les potes manifestants s'il le faut la lutte armée", pour "sauver la France (...) des sourires des politicards, des sourires de banquier". 

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