Corruption de mineure : Jean-Luc Lahaye condamné à un an de prison avec sursis

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/05/2015 à 15H02, publié le 18/05/2015 à 14H52
Jean-Luc Lahaye arrive à son procès en mars 2015.

Jean-Luc Lahaye arrive à son procès en mars 2015.

© Dominique Faget/ AFP

Le chanteur français de variétés Jean-Luc Lahaye, en vogue dans les années 1980, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis pour corruption de mineure. Il était poursuivi pour avoir demandé à une jeune fille de moins de 15 ans de s'adonner à des jeux sexuels par webcam interposée.

Il a été relaxé des chefs de proposition sexuelle à mineur de moins de quinze ans et de détention d'images pédopornographique de mineur de moins de quinze ans.


Le chanteur contestait les faits

Jean-Luc Lahaye , déjà condamné en 2007 pour avoir eu des relations sexuelles avec une jeune fille, contestait les faits, qui remontent à 2013, et s'estimait "victime de préjugés par rapport à un passé".

En février dernier, le chanteur expliquait aussi à l'AFP n'avoir "jamais eu d'addiction ni d'attirance pour les mineurs". "Cette fille communiquait avec moi sous un faux profil en tant que fille majeure. Elle a changé souvent de profil avec le même prénom, ce qui a semé une confusion", assurait le chanteur.


Les parents de la jeune fille n'ont pas porté plainte

"Elle ne lui a jamais caché son âge, c'est lui qui aurait dû être un peu plus regardant", avait de son côté déclaré avant l'audience Me Thomas Desrousseaux, avocat de la partie civile. Les parents de la jeune fille, qui avait 14 ans et demi au moment des faits, n'ayant pas souhaité porter plainte, elle était "représentée par une administratrice ad hoc".

Le conseil du chanteur, Me Jean-Philippe Touati, avait lui estimé qu'il ne s'agissait que d'une "relation sexuelle virtuelle" et dénoncé une certaine "haine à l'égard de Jean-Luc Lahaye ".

Plusieurs associations de défense des enfants, comme "Innocence en danger", "Fondation pour l'enfance" ou encore "La voix de l'enfant", étaient parties civiles dans ce dossier.


Enfant de la DDASS

Enfant abandonné et élevé par la DDASS, l'auteur et interprète de "Femme que j'aime" et "Papa chanteur" avait raconté son parcours dans un livre à succès intitulé "Cent Familles". Il avait repris ces dernières années le chemin de la scène, multipliant les tournées avec des chanteurs à succès qui interprètent leurs tubes des années 80.

Le chanteur avait été condamné début 2007 à 10.000 euros d'amende pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de moins de 15 ans.