Cet été-là : Michel Fugain raconte une "Belle histoire"

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/08/2015 à 08H48, publié le 12/08/2015 à 12H47
Michel Fugain et le BIg Bazar à l'époque d'une belle histoire"

Michel Fugain et le BIg Bazar à l'époque d'une belle histoire"

© France 2

En 1972 sort sur les radios une chanson qui accroche tous ceux qui l’écoutent. C’est "Une belle histoire". Michel Fugain la chante. En moins de trois mois, plus d’un million de 45 t sont vendus. Depuis, elle est régulièrement programmée par les radios. Cette "Belle histoire" est celle de milliers d’ados ou de jeunes adultes qui découvraient le monde et l’amour. Ils s‘en souviennent aujourd’hui…

Reportage : N. Tabouri, M. Haag, M. Zambrano, O. Gardette, L. Harper, N. Dalban, M. Maitrel
Au départ, Michel Fugain avait imaginé une rencontre entre un garçon et une fille qui allaient chacun dans un sens sur la mythique route 66 aux Etats-Unis. Pierre Delanoë, l’un des plus importants paroliers français ("Nathalie", "Je n’aurai pas le temps", "Aux Champs-Élysées", "L'Été indien", "Derrière l'amour", "Le France" ou "La Java de Broadway") transpose cette histoire un peu lointaine en quelque chose de plus proche des Français : le départ en vacances vers le Midi.
Cela devient : "C’est un beau roman / C’est une belle histoire / C’est une romance d’aujour’hui".
"Je vais vous dire très franchement, reconnait Michel Fugain, je n’étais pas fou du texte. Le mot romance me faisait penser à la Romance de Paris" qui renvoyait aux générations précédentes.
Michel Fugain, 1ère télé

Michel Fugain, 1ère télé

© France 2

Une alchimie réussie

Une chanson est une alchimie qui réussit si les paroles et la mélodie se retiennent mais que l’orchestration vient compléter, souvent de façon inoubliable.
Pour cette "Belle histoire", l’accompagnement est assuré par des guitares sèches (le mouvement hippie - protest-song - folk n’est pas si loin) et par ces notes d’orgue électronique qui s’incrustent. Les chœurs sont assurés par Le Big Bazar, la nouvelle formation de onze musiciens et chanteurs de Michel Fugain. Cette alchimie va réussir au-delà de l’imaginable.
Michel Fugain, cet été-là effectuait le tour de la Corse en bateau. Ayant appris que la chanson "marchait bien", il n’en est pas moins reparti aussitôt pour sa croisière. Ce n‘est qu’à l’arrivée qu‘il découvre l’étendue du succès : un million de 45 t vendus en moins de trois mois, disque de diamant et une chanson reprise partout, et même dans d’autres langues avec d’autres interprètes.
"Une belle histoire" : Lam, Dm7, G7...

"Une belle histoire" : Lam, Dm7, G7...

© France 2
Avec le recul, on tente d’expliquer cette réussite par le fait que la chanson collait à son époque. Les vacances, c’était le stop, guitare au dos, l’insouciance, la volonté de changer le monde et aussi une liberté sexuelle nouvellement acquise qui favorisait ces rencontres d’un jour. Chacun reprenait ensuite sa route "vers le brouillard ou le midi"…
"Une belle histoire" toujours au programme des concerts de Michel Fugain

"Une belle histoire" toujours au programme des concerts de Michel Fugain

© France 2
"Une belle histoire" est toujours diffusée sur certaines radios, elle est de toutes les compilations "slow", "70’" ou "plus belles chansons". Michel Fugain, 73 ans aujourd’hui, continue de la chanter à chacun de ses concerts. Parce qu’on la lui demande et parce que cette "belle" histoire est celle, authentique, de nombreux sexagénaires…