Bruel finit sa tournée européenne en apothéose au Royal Albert Hall de Londres

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/09/2014 à 11H02, publié le 23/09/2014 à 10H52
Patrick Bruel au Royal Albert Hall de Londres le 22 septembre 2014

Patrick Bruel au Royal Albert Hall de Londres le 22 septembre 2014

© GCN/WENN.COM/SIPA

Le chanteur français Patrick Bruel a clos en beauté lundi soir sa tournée européenne au célèbre Royal Albert Hall de Londres où il a enthousiasmé 3 600 spectateurs, à l'occasion de son tout premier concert au Royaume-Uni.

"Même dans le plus beau de mes rêves, je n'imaginais pas quelque chose d'aussi fort. J'espérais beaucoup de choses dans cet endroit mythique auréolé de tous les spectres qui se sont baladés ici avant moi -Sinatra, les Beatles, David Bowie, Rostropovich, Karayan, La Callas, et même Mohammed Ali-, il y a tellement d'ondes ici et ce soir, on est monté haut", a déclaré à l'AFP le chanteur de 55 ans, ravi, après 2h35 d'un show intense.

C'est par un diaporama de 30 photos, de son enfance à cette tournée débutée en mai 2013, que s'est ouvert le concert célébrant ses 30 ans de carrière et les 25 ans de son deuxième album "Alors Regarde", riche d'une flopée de tubes ("Casser la voix", "J'te l'dis quand même"..) qui lui amenèrent la gloire en 1989.

Pour marquer cet anniversaire, un coffret collector de l'album est disponible uniquement sur le site internet de l'artiste. Guitare en bandoulière, celui que la presse britannique a présenté comme "la réponse française à Bruce Springsteen" ou "l'Elton John français" interprète "Place des grands hommes", repris d'une seule voix par les spectateurs, parmi lesquels une large majorité de Français, dont le poignet était paré d'un bracelet lumineux aux couleurs fluctuantes avec les chansons.

Ambiance à son comble avec "Alexandrie, Alexandra"

Il passe d'un succès à l'autre à un rythme soutenu et finit par confier que non, il ne pourra pas tous les chanter. Patrick Bruel, jean sombre, chemise blanche, gilet gris et veste noire, entame alors un medley de toutes les chansons qui n'auront pas leur place ce soir, parmi lesquelles "Comment ça va pour vous", "Marre de cette nana-là" ou "La fille de l'aéroport".

Puis vient un retour dans le temps avec un bouquet de ses reprises des chansons phares de l'entre-deux guerres avec "Mon amant de St Jean", "La java bleue" ou "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux". Sans transition, il abandonne l'orgue de barbarie pour les tambours du Bronx dans une réinterprétation très réussie de "Décalé". Mais c'est avec "Son café des délices" au milieu duquel il glisse quelques couplets d'"Alexandrie, Alexandra" de Claude François, qu'il porte l'ambiance à son comble.

"Il y a des moments où on a envie que le temps s'arrête"

Suivront notamment "Qui a le droit", la reprise de "Life On Mars" de David Bowie, celle de "The Long And Winding Road" des Beatles avant "Cassez la voix", au premier de ses deux rappels. "Il y a des moments dans une carrière où l'on a envie que le temps s'arrête. On a rêvé de cette soirée, de ce Royal Albert Hall, merci d'être là", lance-t-il au public.

Un public qui pourra retrouver ce concert unique sous la forme d'un CD et DVD live qui sortiront en novembre. Mais ce touche-à-tout insatiable, aussi à l'aise sur scène que sur les écrans de cinéma où il retrouve le 1er octobre dans les salles françaises Sophie Marceau dans "Tu veux ou tu veux pas", n'a pas fini de goûter à de nouvelles aventures. A partir du 30 octobre, il jouera pour la première fois aux Etats-Unis lors d'une tournée américaine de six dates qui l'emmènera de Miami à Los Angeles.