Berlusconi chante "l'amour vrai"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 24/11/2011 à 15H44
Silvio Berlusconi et Mariano Apicella en Sardaigne en 2003

Silvio Berlusconi et Mariano Apicella en Sardaigne en 2003

© TEL / AP / SIPA

Après avoir démissionné de la présidence du Conseil italien, Silvio Berlusconi envisage-t-il d’abandonner la vie politique pour une carrière dans le show business ? Nul ne le sait mais il a sorti un album de chansons d’amour le jour de son départ du palais Chigi.

" Il vero amore » (le vrai amour) est sorti la semaine dernière en Italie le jour même où Mario Monti remplaçait le Cavaliere à la tête du gouvernement. Le disque comprend onze chansons d’amour dégoulinantes, écrites par Berlusconi et chantées par son ami napolitain Mariano Apicella.

Il s'agit du quatrième CD réalisé par les deux compères. Et Mariano Apicella affirme que l'ex-président du Conseil, 75 ans "ne va pas renoncer" à écrire des chansons d'amour. Il a, il est vrai, travaillé comme chanteur sur des bateaux de croisière dans sa jeunesse.

Outre quelques casseroles financières, Silvio Berlusconi a défrayé la chronique depuis deux ans avec des frasques sexuelles qui lui valent notamment un procès pour prostitution de mineure. Ca ne l’empêche pas d’être un grand sentimental quand ça le prend.

« Enveloppe-moi d’amour, reste ici et laisse-moi ton cœur », écrit-il dans le titre "Stay with me", rapportait le quotidien La Repubblica la semaine dernière. Ou encore « Un autre jour de vent et de pluie, une autre nuit sans toi », dans « Se tu non fossi tu » (Si tu n'étais pas celle que tu es).

"Il vero amore" ne fait pas recette à Rome
Ce dernier disque ne semble pas remporter un franc succès, selon le correspondant de l’AFP à Rome. "Nous avons une copie dans l'entrepôt mais je ne sais pas si et quand nous la mettrons dans les étagères", a déclaré à l'AFP le vendeur d'un magasin  Feltrinelli dans le centre de Rome. "Personne ne l'a encore demandé, sauf cinq journalistes", a-t-il assuré.

Au magasin Ricordi Media store, situé Via del Corso, une des rues les plus commerçantes du centre, on affirmait aussi avoir une seule copie du CD, mais le vendeur ne le retrouvait plus sur les étagères.

Selon Mariano Apicella, qui ne cache pas avoir participé à de nombreuses reprises aux fêtes du magnat des medias, "il y a des magasins qui n'ont pas nos CD mais il les achèteront" plus tard.

S’il n’est pas vendu en Italie, le disque de Berlusconi fera peut-être des heureux à l’étranger. Le site de paris en ligne britannique Puddy Power a ouvert une page « Berlusconi & Apicella specials », rapporte La Repubblica : on peut y parier sur le nombre de disques vendus, l’éventualité d’une tournée européenne du duo ou de l’attribution d’un Grammy.