Autour de Zebda, les Toulousains rendent hommage à Nino Ferrer

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/04/2015 à 10H56, publié le 23/04/2015 à 10H46
Zebda sur scène en juin 2014 © FETHI BELAID / AFP

Nino Ferrer aurait eu 80 ans. 17 ans après sa disparition, personne n'a oublié le musicien, chanteur, compositeur, auteur de chansons facétieuses et de mélodies travaillées, de textes ubuesques ou de poésie. Une dizaine d'artistes toulousains lui rendront hommage ce vendredi sur scène.

C'est à l'initiative d'un des deux fils de Nino Ferrer, Arthur Ferrari, que se sont réunis une dizaine d'artistes toulousains, pour produire ce concert hommage.  Tous ont répondu présent, tant ils admirent le chanteur dusparu en 1998. Au côtés de Zebda, Alima Hamel, Chouf, Eric Lareine, Hervé Suhubiette, Kévin Balzan, et Mélanie Pietri ont accepté de reprendre des titres, plus ou moins connus, de Nino Ferrer.

On connait Ferrer pour ses immenses tubes, "Mirza", "Le Telefon", ou plus tard, "Le Sud", "La Maison près de la fontaine". Beaucoup de titres loufoques ont marqué les esprits, ainsi que quelques ballades, alors que l'artiste se voyait avant tout musicien de jazz, compositeur accompli, et des années après il innovait en direction du rock. Il disait regretter que sur ses 200 chansons, le public n'en connaisse que trois tout au plus.

Zebda reprend le sud en 2010 :

Ultra sensible, mélancolique, Nino Ferrer a connu le succès, l'argent qui coulait à flot, les conquêtes. Tout cela ne l'a jamais vraiment rempli. Rapidement, il prend une sorte de retraite dans le Sud-Ouest de la France, élevant des chevaux. Il ne lâche pas la musique, mais ne retrouve jamais le succès d'antan. En 1998, sa mère vient de mourir, il met fin à ses jours. Sont fils, Arthur Ferrai, perpétue encore aujourd'hui sa mémoire et mène sa propre carrière de chanteur.

Le reportage de Cécile Frechinos, Xavier Marchand, Marie-Alice Daily, Marina Chtopczyk :

Concert hommage à Nino Ferrer, le 24 avril 2015 à l'espace Croix-Baragnon, à Toulouse. (Complet)