Arno et Abd Al Malik dans un jardin

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 10/05/2009 à 10H28
Arno et Abd Al Malik dans un jardin

Arno et Abd Al Malik dans un jardin

© Culturebox

Il est plutôt sympathique, le Jardin du Michel surtout au printemps, un soir de festival.  Cette fois deux poètes, l'un un peu tranchant, l'autre plutôt sage, étaient sur scène : Arno et Abd Al Malik.

Le belge Arno lâche les mots sans arrogance, presque dans une certaine  nonchalance que vient contrer sa voix rêche. Il est comme un enfant, il dit tout ce qui lui passe par la tête, dans ses chansons comme dans la vie. La poésie côtoie la naïveté. Il chante en français, en anglais, en néerlandais. On le compare à Jacques Brel, à Tom Waits. "Rien n'est important. Je fais seulement des chansons. Je suis pas Jésus-Christ, j'écris pas la Bible. Je suis pas Karl Marx, je suis pas un intello, a-t-il déclaré un jour dans une interview.
Abd Al Malik a passé la majeure partie de son enfance à Strasbourg, dans le quartier du Neuhof. Il a fait quelques bêtises d'adolescence, puis s'est jeté à la fois dans les études littéraires et dans le rap, avec son groupe N.A.P. L'adulte est aujourd'hui pacifiste, cherche la sagesse dans le soufisme, et chante seul, entre slam, jazz et rap. Le troisième album solo, Dante, est sorti début 2009.


Les groupes IAM et Asian Dub Foundation au festival du fond du Jardin du Michel ; un autre reportage de France3 Lorraine.