Arman Méliès en tournée dans une formule plus électrique

Par @Culturebox
Publié le 15/02/2016 à 20H19
Le chanteur et compositeur Arman Méliès.

Le chanteur et compositeur Arman Méliès.

© label At(h)ome

L'un des secrets les mieux gardés de la chanson française, Arman Méliès repart en tournée pour défendre son nouvel album paru en octobre, avec l'ambition de donner plus de place à l'électricité du rock. Sa tournée d'une quinzaine de dates passe par Paris mardi soir au Café de la Danse.

Catalogué mélancolique

Auteur d'élégantes mélodies pour Alain Bashung, Hubert-Félix Thiéfaine ou Julien Doré et une poignée d'albums solo régulièrement salués par la critique depuis dix ans, le guitariste et chanteur de 44 ans reste méconnu du grand public.

"Très vite, j'ai été soutenu par des artistes et par des médias, mais on m'a parfois catalogué comme un artiste faisant de la musique mélancolique ou un peu intello, donc parfois il y a eu une réticence de la part des médias très grand public", explique Arman Méliès.

Sa nouvelle tournée, lancée vendredi soir à Niort, prévoit pour le moment une quinzaine de dates à travers la France jusqu'en mai avec ensuite probablement "quelques festivals" estivaux.

Un chant plus incarné

Dans la lignée de son cinquième album, "Vertigone" (label At(h)ome), paru en octobre, Arman Méliès creuse son sillon d'un chanson-rock en français qui ne s'interdit ni la rigueur électrique, ni les élans lyriques. A l'image des choeurs ouvrant sa chanson "Tessa" ou les synthés omniprésents au milieu des guitares.

"Au niveau du chant, j'avais aussi plutôt l'habitude de me cacher derrière un chant un peu désincarné, en retrait. J'ai eu envie, au moment de la composition de ce disque, d'essayer de chanter davantage et parfois même d'être plus proche du hurlement ou du cri... Et j'ai trouvé beaucoup de plaisir à aller vers quelque chose de plus libérateur", décrit-il.

Une formule proche du rock en Live

Sur scène, "l'électricité prend les devants" dans une "formule relativement rock" en trio avec guitare, batterie et un multi-instrumentiste pour les synthés, le saxophone, les choeurs: "J'avais tout simplement envie que ma musique ressemble un peu plus à mes influences majeures, et notamment Neil Young, qui a toujours été très présent pour moi mais ça ne s'entendait pas forcément sur les précédents disques", ajoute-t-il.

En concert, Arman Méliès ne reprend en revanche pas les chansons écrites pour Bashung, Thiéfaine ou Doré. "A chaque fois que j'ai fait des tentatives, j'ai trouvé ça toujours moins bien... J'ai beaucoup de mal à me détacher de leur propre interprétation", dit-il, préférant proposer des "inédits" lors de ses concerts.

Arman Méliès est en tournée jusque fin avril, et notamment le 16 février à Paris (Café de la Danse), le 26 à Tourcoing, le 3 mars à Limoges, le 4 mars à Bordeaux, me 5 à Cognac, me 8 à Rouen, le 16 à Dijon, le 18 à Rennes.... (consultez les dates sur son site)