Batteur de légende, Bernard Purdie en master class à Marseille

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 07/06/2011 à 11H52
Batteur de légende, Bernard Purdie en master class à Marseille

Batteur de légende, Bernard Purdie en master class à Marseille

© Culturebox

C'est un géant de la batterie qui est à Marseille les 6 et juin 2011. Le musicien américain Bernard Purdie est en effet de passage dans la cité phocéenne pour participer à une master class et à un concert. L'occasion pour les 18 participants de bénéficier des conseils de cette légende du jazz et du groove.

Soixante ans de carrière, plus de 5000 titres enregistrés avec (au bas mot) 2500 artistes. Le grand public ne connaît peut-être pas Bernard Purdie mais sa carrière et ces quelques chiffres prouvent que le Monsieur est un artiste incontournable du jazz et de la funk. Né en 1939 dans l'état du Maryland, Purdie eut très vite le sens du rythme : enfant, il tapait déjà sur les vieilles casseroles de sa mère. Après avoir suivi des cours de percussions avec Leonard Heywood ("Tout ce que je fais vient de mon prof" dira t-il un jour), il part en 1961 frapper aux portes de Broadway pour trouver un job de batteur. Il ne quémandera pas longtemps et devient dès 1965 un batteur de session très respecté, qui marquera notamment le funk. Bernard Purdie est en effet connu pour son sens du rythme métronomique, "ses syncopes de grosse-caisse, ses grooves en cross-stick avec les doigts qui jouent les ghost-notes, les "notes fantômes" et pour le "Purdie Shuffle" (j'écris tout cela pour nos lecteurs fans de batterie et pour qui ce vocabulaire d'initié signifie quelque chose). Sa technique a ainsi influencé les pionniers de l'Acid Jazz et ceux du hip-hop. Bernard Purdie a réalisé ses propres albums mais on fit aussi appel à lui pour refaire une partie de batterie à la place de quelqu'un d'autre. C'est ainsi qu'il créa la polémique en révélant que c'est lui qui "doublait" Ringo Starr sur des albums de Beatles. "Ringo n'a jamais été capable de garder le tempo" raconte Purdie. Le batteur ne dit pas cela par méchanceté car il accepta souvent de jouer anonymement pour un autre artiste. Cela ne l'empêche pas de connaître sa valeur mais dit-il "j'ai d'abord besoin de jouer pour moi-même et je fais mon boulot, tout simplement".

- A voir aussi sur Culturebox :
- Christian-Vander-batteur-de-quartet-à-jazz-en-Nord
- Le-jazz-ça-conserve--Patoum-fête-ses-100-ans
- Les-Drum-Cats-percussionnistes-coréennes-en-tournée