A New York, le festival Panorama mêle musique, art et technologie

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/07/2016 à 11H26, publié le 24/07/2016 à 11H23
Une image de David Bowie lors du show d'Arcade Fire au Festival Panorama, juillet 2016

Une image de David Bowie lors du show d'Arcade Fire au Festival Panorama, juillet 2016

© KENA BETANCUR / AFP

Panorama, dernier né des festivals de musique aux Etats-Unis, qui se tient ce week-end à New York, est plus qu'une célébration pour les passionnés de rock : c'est une immersion dans l'art et la technologie. Ce nouveau festival est organisé par les promoteurs de Coachella, le festival californien qui se tient tous les printemps, l'un des événements musicaux mondiaux les plus prisés.

Le festival Panorama, qui dure trois jours, s'est ouvert vendredi à Randalls Island, située sur l'East River à l'ouest de Manhattan. Le premier jour a été marqué par le groupe électro Major Lazer, qui a attiré de nombreux jeunes fans ainsi que par la chanteuse FKA twigs qui s'est livrée à une performance de danse contemporaine. Le groupe Alabama Shakes, au rock trempé dans le blues et la soul, transporté par la voix puissante de Brittany Howard, était également à l'affiche pour la première soirée qui a culminé avec le formation canadienne de rock indépendant Arcade Fire. Menant la procession d'un groupe de jazz inspiré du style de Nouvelle-Orléans, ils ont interprété des chansons de leur idole David Bowie.
Brittany Howard au Festival Panorama à New York, juillet 2016

Brittany Howard au Festival Panorama à New York, juillet 2016

© Theo Wargo / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Décalé et haute technologie

Panorama cherche à se distinguer de ces concurrents en mettant un accent particulier sur le décalé et la haute technologie. Ainsi, exécutant une sorte de graffiti virtuel, des artistes ont vaporisé de la peinture sur un canevas dont les formes étaient projetées sur un grand écran dans une rame simulée du métro de New York. 

L'une des attractions les plus populaires du festival est un dôme de 21 mètres de haut où des dizaines de personnes peuvent s'allonger pour admirer des vidéos abstraites flottant au milieu d'un mur d'où émane des sons. Ce dôme est le point culminant du "Lab", où sont exposés des productions interactives d'artistes new-yorkais. 
Le Lab au festival Panorama à New York, juillet 2016

Le Lab au festival Panorama à New York, juillet 2016

© KENA BETANCUR / AFP
L'un d'eux, Zach Lieberman, a présenté sa "Reflection Study", qui utilise des programmes informatiques permettant aux spectateurs de produire leurs propres créations en manipulant des formes sur un tableau lumineux spécial. "Vous allez au musée et vous savez que vous allez voir de l'art", explique Zach Lieberman dans une vidéo accompagnant sa création. Et "quand je fais cette animation, et ces études de logiciels, pour moi c'est une forme de création musicale", estime-t-il.
Zach Lieberman's Reflection Study — Panorama 2016
Une autre oeuvre, celle de Phil Sierzega et de Charlie Whitney, baptisée "Gestes géants", s'inspire de la passion pour les smartphones. Ils ont créé une interface qui ne fonctionne plus par le tapotement des doigts mais avec une main démesurée faite de mousse.

Deux scènes de danse climatisées

Le festival Panorama empreinte de nombreuses facettes à Coachella, dont un vaste auvent au-dessus d'une scène pour protéger du soleil, ce qui est appréciable avec des températures de 36 degrés Celsius à New York ce week-end. Le nouveau festival offre aussi deux scènes de danse climatisées, une qui se remplit de brume et dont le sol est un puissant amplificateur évoquant l'ère  disco et l'autre où se produisent des DJ célèbres parmi lesquels figure Mike D, aujourd'hui 50 ans, membres d'un des premiers groupes de rap de New York, les Beastie Boys.

Ces dernières années, les nouveaux festivals se créent à un rythme très rapide devenant un événement clé de l'été pour les jeunes et une source de revenus pour l'industrie musicale.