Une "Nuit Blanche" consacrée à Pierre Henry à la Philharmonie de Paris

Par @Culturebox
Mis à jour le 02/10/2017 à 09H45, publié le 02/10/2017 à 09H36
Pierre Henry à Avignon le 11 juillet 2007

Pierre Henry à Avignon le 11 juillet 2007

© Boris Horvat / AFP

Disparu le 5 juillet dernier, le compositeur Pierre Henry, dont le nom reste attaché à la "Messe pour le temps présent", est au cœur de la "Nuit Blanche" à laquelle participe pour la deuxième fois la Philharmonie de Paris, le 7 octobre.

Le "magicien du son" devait présenter une nouvelle œuvre, commande de la Philharmonie. Celle-ci, baptisée "Multiplicité", sera donnée à 20h30 dans la salle des concerts de la Cité de la musique, au cours d'une nuit (20h30 à 6h30 du matin) qui traversera ses compositions les plus marquantes, de "Xe remix" (1998) à la fameuse "Messe pour le temps présent" (Psyché Rock, avec Michel Colombier, à 5H00 du matin).

"Ce qui m'attire, c'est le son uniquement"

Une rencontre aura lieu avec Franck Mallet, auteur d'entretiens avec Pierre Henry publiés par la Philharmonie sous le titre "Le son, la nuit". En exergue de l'ouvrage, cette très belle phrase du musicien : "Ce qui m'attire, c'est le son uniquement, le son seul avec mes pensées et ce que je vais en faire de ce son éternellement. C'est à la fois un enfer et quelque chose d'extraordinaire. La nuit, je réfléchis à un seul son, je le fais travailler, je le fais bouger, il se décline."

La "Nuit Blanche" investit samedi tous les espaces de la Philharmonie: dans le Studio, le trio à cordes Vacarme va tenir pendant 9 heures la note "la", tissant avec leurs invités un unisson ininterrompu sur ce fil ténu.

Dans la grande salle Pierre Boulez, honneur aux minimalistes (Philip Glass, Terry Riley, John Cage, Nico Muhly) au clavier avec Lubomyr Melnyk (piano) Bruce Brubaker (piano) et James McVinnie (orgue). Dans l'amphithéâtre, une "nuit des quatuors" invite une dizaine de formations dans des répertoires variés. De 20h30 à 01h00, le musée de la musique "à la bougie" résonnera des œuvres de Couperin, Beethoven, Chopin, Boulez etc. autour du thème "ombres et lumières", avec Les Arts Florissants, Les Dissonances, Arandel et des musiciens invités.

Après la Philharmonie, un autre hommage à Radio France

Le 9 décembre, ce sera au tour de Radio France de créer deux nouvelles œuvres de Pierre Henry, "La Note seule" et Grand tremblement".
En 2014, Pierre Henry s'entretient avec l'ingénieur du son Étienne Bultingaire qui fut l'un de ses plus proches collaborateurs depuis la fin des années 1980. Réalisation : Igor Juget (vidéo postée par la Philharmonie de Paris)