Vente Sotheby's en octobre : 140 petites robes noires haute couture de 1921 à 2010

Par @Culturebox
Mis à jour le 20/09/2017 à 14H09, publié le 20/09/2017 à 11H24
Les robes mises aux enchères proviennent de la collection personnelle de Didier Ludot, collectionneur fashion. Ici en septembre 2009, à l'inauguration de l'exposition "La petite robe noire".

Les robes mises aux enchères proviennent de la collection personnelle de Didier Ludot, collectionneur fashion. Ici en septembre 2009, à l'inauguration de l'exposition "La petite robe noire".

© LYDIE/SIPA

Plus de 140 petites robes noires, signées de grands noms de la couture, "des années folles aux années 2000", sont mises en enchères le 3 octobre à Paris par Sotheby's. Ce vêtement intemporel qui fascine les couturiers, magnifie les femmes et envoûte les hommes, constitue la pièce indispensable de tout dressing parisien digne de ce nom.

Les robes proviennent de la collection personnelle de Didier Ludot, "antiquaire de la mode" et spécialiste de ce classique du vestiaire féminin, consacré par Gabrielle Chanel en 1926. Les estimations vont de 500 à 5.000 euros.

Des robes iconiques

"La petite robe noire est bien plus qu'un vêtement. Elle est le symbole du chic parisien, un modèle absolu de raffinement, une armure sensuelle dans laquelle se glissèrent des générations de femmes", a expliqué Didier Ludot.
Givenchy - Automne / Hiver 1956 : robe de petit dîner, en satin, estimée entre 1 500 et 2 000 euros.

Givenchy - Automne / Hiver 1956 : robe de petit dîner, en satin, estimée entre 1 500 et 2 000 euros.

© Sotheby's / Art digital studio
"Qu’on ne se méprenne pas sur l’usage de l’adjectif : petite. Il révèle la relation affective qui unit une femme à la robe dont elle se pare. Car la petite robe noire est bien plus qu’un vêtement. Elle est le symbole du chic parisien, un modèle absolu de raffinement, une armure sensuelle dans laquelle se glissèrent des générations de femmes, sublimées par le port de cette toilette transcendante, aux pouvoirs magiques, qui floute les défauts, exalte toutes les beautés et fait tourner les têtes de ceux qui la regardent. Ses ambassadrices s’appellent Monica Vitti, Jeanne Moreau, Delphine Seyrig, Catherine Deneuve ou Monica Bellucci. Objet de convoitise pour les unes, elle est une source intarissable de fantasmes pour les autres. Si elle est petite par sa taille - la robe noire se porte courte - elle est immense par son histoire" précise, encore, Didier Ludot.

Des créations de 1921 à 2010

Les pièces mises en vente, en collaboration avec la maison Kerry Taylor Auctions, ont été créées entre 1921 et 2010 par les plus grands couturiers, de Chanel à Marc Vaughan, en passant par Christian Dior, Jean Patou, Balenciaga, Yves Saint Laurent, Pierre Balmain, Yohji Yamamoto ou Alexander McQueen. Une dizaine d'escarpins Roger Vivier et des fourrures seront également proposés à la vente.
Jeanne Lanvin (1938) : robe en crêpe de laine, estimée entre 1 000 et 1 500 euros.

Jeanne Lanvin (1938) : robe en crêpe de laine, estimée entre 1 000 et 1 500 euros.

© Sotheby's / Art digital studio

Les musts

Parmi les lots phares, une robe Givenchy en satin duchesse (automne-hiver 1956-1957) est estimée entre 1.800 et 2.500 euros ; une robe de cocktail en faille de soie Christian Dior haute couture par Yves Saint Laurent (automne-hiver 1960-1961) entre 1.200 et 1.500 euros ; une robe Balenciaga de 1953 à broderies oeillets, entre 3.000 et 5.000 euros.

Une robe en mousseline de soie signée Chanel, identique à celle portée par Delphine Seyrig dans le film d'Alain Resnais, "L'année dernière à Marienbad" en 1961, est estimée entre 2.500 et 3.000 euros. 

A la tête d'un dépôt-vente de luxe installé dans les galeries du Palais-Royal à Paris, le collectionneur Didier Ludot est l'auteur de l'ouvrage "La petite robe noire", paru en septembre 2001 aux éditions Assouline. La maison Sotheby's avait déjà organisé en juillet 2015 une première vente de 150 pièces issues de sa collection.