Une Fashion week de Milan resserrée : 32 défilés sur 3 jours au lieu de 4

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/06/2017 à 15H24, publié le 16/06/2017 à 08H40
Emporio Armani printemps-été 2016, à Milan

Emporio Armani printemps-été 2016, à Milan

© GABRIEL BOUYS / AFP

La Fashion week masculine de Milan, réduite à 3 jours au lieu de 4, et qui a perdu cinq défilés, s'ouvre ce 16 juin 2017. Des griffes historiques comme Versace, Fendi ou Prada côtoieront des valeurs montantes et des shows qui mêleront des collections hommes et femmes. 32 défilés présentant les collections printemps-été 2018 se succéderont au Milano Moda Uomo.

Le coup d'envoi sera donné pour la première fois par le Milano Moda Graduate, une sélection des meilleurs travaux des élèves des écoles de mode de la péninsule. Puis en soirée ce sera le show de la maison italienne Ermenegildo Zegna, pour la deuxième fois sous la griffe d'Alessandro Sartori. Les grandes enseignes transalpines comme Armani, Prada, Fendi ou Versace ne manqueront pas le rendez-vous lombard, dont la durée est passée de 4 à 3 jours en même temps qu'il a perdu cinq défilés. 

Comme il le fait depuis une dizaine d'années, Giorgio Armani donnera sa chance à une jeune pousse en accueillant dans son théâtre milanais le coréen Munsoo Kwon. Autres griffes présentes : Dirk Bikkenbergs (avec le Britannique Lee Wood aux commandes), N°21 ou Frankie Morello.

Au nombre des nouveaux entrants : Sulvan, griffe japonaise fondée en 2014 par Teppei Fujita, GCDS, créée il y a deux ans par les deux frères napolitains Giordano et Giuliano Calza, ou encore Poan (Peoples of all nations) du designer autrichien Georg Weissacher, passé chez Vivienne Westwood.

D'autres jeunes enseignes seront de la partie, grâce au soutien de la Chambre nationale de la mode italienne (CMNI), comme Christian Pellizzari, Malibu1992, Palm Angels, Sunnei ou Wood Wood.

Des absents au calendrier

Des absents de marque sont à signaler, comme Missoni ou Jil Sander, qui vient de nommer le couple Luke et Lucie Meier à sa direction artistique. Tous deux participeront en septembre à la Fashion week féminine, un événement de plus grande ampleur où ils présenteront simultanément leurs collections masculine et féminine. Trussardi, Gucci ou Bottega Veneta ont fait le même choix, adoptant la formule du co-ed (du nom en anglais des écoles mixtes coeducational) qui permet à la fois de présenter la partie hommes à plus de médias et de faire l'économie d'un défilé.

Certains ont fait le choix inverse, préférant regrouper leurs collections pendant le rendez-vous masculin de juin. Tel est le cas de Dsquared2, Diesel Black Gold, du Britannique Neil Barrett et du designer d'origine croate Damir Doma.

Quant au créateur belge Cédric Charlier, qui s'était lancé dans la mode masculine à Milan en janvier 2017, il a choisi de défiler à Paris la semaine prochaine, lui aussi en version mixte.

Secteur en forme

Cette nouvelle édition de Milano Moda Uomo s'ouvre le jour où s'achève à Florence le Pitti Uomo, un 92e salon au cours duquel le gouvernement a réaffirmé la nécessaire collaboration entre Milan et Florence en matière de mode masculine.

Le secteur y a affiché sa belle santé avec un chiffre d'affaires de 9 milliards d'euros en 2016, en hausse de 1,2%. Quant à l'industrie textile italienne, elle tire aussi son épingle du jeu malgré la crise avec des ventes de 84 milliards d'euros en 2016, en progression de 1,9%, en particulier grâce au marché extérieur. Les exportations ont ainsi atteint une valeur de 61 milliards d'euros, avec une croissance de 1,5% en Europe et de 0,9% au-delà. La mode italienne est le 2e secteur industriel du pays et représente près de 40% de toute la filière mode européenne.