Quatre jeunes créateurs étrangers foulent les podiums parisiens pour la 1re fois

Par @CocoJeammet Journaliste, responsable de la rubrique Mode de Culturebox
Mis à jour le 21/06/2017 à 16H54, publié le 21/06/2017 à 16H53
Les créateurs Dilan Lurr, Hed Mayner et Angus Chiang (de gauche à droite) défilent pour la première fois à la PFW de juin 2017

Les créateurs Dilan Lurr, Hed Mayner et Angus Chiang (de gauche à droite) défilent pour la première fois à la PFW de juin 2017

Parmi les 52 marques masculines, qui défilent du 21 au 25 juin 2017, 4 foulent pour la première fois les podiums parisiens. Angus Chiang, Namacheko, Hed Mayner et Enfants Riches Déprimés y présentent leurs visions du printemps-été 2018. Mais qui sont ces créateurs qui se cachent derrière ces jeunes labels de mode ?

4 créateurs internationaux intègrent la PFW pour la première fois

Angus Chiang
est un label de mode masculine fondé en 2015, dont les créations puisent leurs inspirations dans la culture taïwanaise, revisitée d'une dose d’esthétisme, d'humour et de bonne humeur.

Le créateur Angus Chiang

Le créateur Angus Chiang

© Courtesy of Angus Chiang
Il est sorti de l’Université Shih-Chien en 2013. Cette même année, "Sailing to the Moon", sa collection de fin d’études, aussi audacieuse que colorée, fut choisie pour représenter Taïwan lors de la Graduate Fashion week de Londres. Ses inspirations futuristes aux couleurs éclatantes lui permirent de décrocher la palme. En mars et septembre 2016, il fut invité à participer à la Fashion week de Vancouver, l’occasion de dévoiler ses collections homme automne-hiver 2016 et printemps-été 2017. Il a été nommé pour le LVMH PRIZE 2017 et a atteint le top 21 parmi 1.200 concurrents
Angus chiang automne-hiver 2017-18

Autre nouveau nom, Namacheko créé par un frère et une soeur. Dilan et Lezan Lurr, kurdes originaires de la région de Kirkouk en Irak, ont émigré en Suède dès leur enfance. Ils ont présenté leur première collection au cours de la semaine de la mode masculine de Paris en janvier 2017.

Dilan Lurr, le créateur de la marque Namacheko

Dilan Lurr, le créateur de la marque Namacheko

© Dilan Lurr
Ils mêlent leur héritage kurde avec la culture occidentale pour une collection de vêtements masculins confectionnés avec des matériaux de qualité pour une coupe maîtrisée.
Namacheko Serdem Nivar automne-hiver 2017

Né à Amuka, au nord d'Israël, Hed Mayner a fait ses études à l'Académie Bezalel des Arts et Design à Jérusalem avant de venir à l'Institut Français de la Mode pour découvrir de nouveaux aspects de la mode et de l'artisanat et enrichir son esthétisme.

Le créateur Hed Mayner

Le créateur Hed Mayner

© Cecile Bortoletti
Ses collections, entre pièces fluides et structurées, sont influencées par la confection orthodoxe traditionnelle juive et les vêtements militaires. Hed Mayner équilibre la force et la vulnérabilité pour offrir un luxe moderne intemporel à la mode masculine.
Le fashion designer Hed Mayner évoque le travail en 3D

Enfants Riches Déprimés (également connu sous le nom ERD) est une mode de luxe basée à Los Angeles et à Paris. Elle a été créée par l'artiste Henri Alexander Levy, en 2012, en tant que collectif de mode avant-garde basé sur les mouvements de la fin des années 1970 et les mouvements d'avant-garde japonais des années 1980. Après des études à l'Institut Le Rosey, en Suisse, il assiste au programme d'art de l'UCLA à Los Angeles. Dans ce programme, il est encadré par des artistes éminents, dont Rodney McMillian, Barbara Kruger et Andrea Fraser. S'appuyant sur les concepts de déconstruction, ERD se révolte contre le monde luxueux de la mode en proposant des vêtements -T-shirts, vestes en cuir, pantalons, chandails - aux proportions surdimensionnées, usés, déchirés. La marque maintient des prix élevés, avec des T-shirts allant de 300 $ à 1 000 $ et des vestes couture à 95 000 $. ERD crée une pénurie artificielle via une vente exclusive. Dans une interview au Guardian en 2015, le créateur indiquait "Tout est limité. Je n'ai aucun intérêt à faire des pièces abordables pour les masses" et dans une interview au Complexe Magazine en 2016 : "La meilleure façon pour moi d'expliquer la marque est l'élite, la couture nihiliste...".

ENFANTS RICHES DEPRIMES en Belgique, 2016