Après Milan, Paris et Londres, New York aura sa semaine de la mode masculine

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/02/2015 à 10H58
Julien David pap masculin ah 2015-16, à Paris.

Julien David pap masculin ah 2015-16, à Paris.

© PATRICK KOVARIK / AFP

La ville de New York ville s'aligne avec ses concurrentes européennes, Milan, Paris et Londres, qui ont toutes leur semaine. Celle de Londres a été lancée en 2012. Elle aura lieu deux fois par an, comme la fashion week féminine, et sa première édition se tiendra du 13 au 16 juillet 2015 à Soho, à Manhattan, avec les collections printemps-été 2016.

La date a été choisie pour coïncider avec la semaine des achats de mode homme à New York, a indiqué le Conseil des créateurs de mode américain.

"C'est officiel" s'est réjoui jeudi le CFDA. "La mode masculine américaine n'a jamais été plus forte et plus créative", a déclaré Steven Kolb, son PDG. "Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles le CFDA lance la "New York Fashion Week Men's. Cela offre une plateforme commerciale (...) et c'est une opportunité pour montrer le talent collectif d'un segment important de notre secteur", a-t-il expliqué. Cette semaine de la mode masculine sera un mélange de défilés, présentations et événements spéciaux.

Le designer Tommy Hilfiger participera à la première édition, tout comme Calvin Klein, Michael Kors, Rag & Bone, Public School, Billy Reid, Todd Snyder, Michael Bastian, Ovadia & Sons, Robert Geller, Duckie Brown, Patrik Ervell, Orley et Kent and Curwen, a ajouté le CDFA, sans que l'on sache encore quelle forme prendra la participation de chacun, qui ne sera pas forcément un défilé. 
Emporio Armani pap masculin ah 2015-16, à Milan.

Emporio Armani pap masculin ah 2015-16, à Milan.

© TIZIANA FABI / AFP
Paris consolide son statut de "une ville forte"
 
Même si la mode homme pèse moins lourd que la mode femme, elle connaît toutefois une montée en puissance. Face à la concurrence des semaines de la mode masculine à Londres et Milan, Paris "consolide son statut de ville forte" dans ce secteur, a estimé Serge Carreira, maître de conférences à Sciences Po sur la mode et le luxe. A côté des grandes maisons internationales qui ont développé leur univers masculin, le calendrier de la fashion week automne-hiver 2015-16, en janvier 2015, comptait de jeunes marques comme les Français Julien David et AMI. Elles "montrent une autre face de la mode masculine qui manquait à Paris, un côté plus décontracté, plus branché", juge l'expert.
Dior Homme pap masculin ah 2015-16, à Paris.

Dior Homme pap masculin ah 2015-16, à Paris.

© FRANCOIS GUILLOT / AFP
De New York à Paris, les blogs masculins ont la côte

Comment assortir sa cravate à sa chemise, s'habiller sans faute de goût ou trouver son style ? Les blogs masculins répondent si bien à ces questions qu'ils rivalisent désormais avec la presse spécialisée et sont courtisés par les marques.

Apparus en France à la fin des années 2000, ces blogs n'ont aujourd'hui "rien à envier ni en nombre, ni en qualité à leurs équivalents féminins", explique Gérald Cohen. Le blog homme a été lançé aux États-Unis il y a une dizaine d'années par quelques pionniers, souvent basés à New York, qui ont posté sur le web conseils, idées ou prévisions de tendances. "Tous ces gens sont devenus très influents désormais" et ont participé à l'évolution en profondeur d'un secteur en plein essor, explique Vincenzo Gatto, spécialiste de la mode masculine au Fashion Institute of Technology, école de mode new-yorkaise.

En France, une dizaine d'entre eux sont considérés comme des références, capables d'avoir un impact sur l'image d'une marque, voire sur ses ventes. Parmi eux, "Comme un camion", "Bonne gueule", "Dandies" ou "Jamais vulgaire". "Défenseurs du made in France, découvreurs de jeunes talents ou dénicheurs de bonnes affaires, chacun d'eux a choisi un créneau qui lui est propre", explique Laurence Poulaillon, en charge des relations presse chez Celio, la marque de prêt-à-porter masculin. Une relation gagnant-gagnant: pour les marques qui améliorent leur visibilité sur le web et pour les blogueurs dont les ressources viennent des recettes publicitaires ou du pourcentage sur les ventes réalisées via leur site.
              
"Les marques se sont aperçues que ces blogs avaient de plus en plus d'audience et que, de ce fait, ils leur permettaient un meilleur référencement sur le web", explique Gérald Cohen.