Mannequin d'un jour au casting sauvage de Gustavolins

Par @CocoJeammet Journaliste, responsable de la rubrique Mode de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/06/2013 à 20H16
Défilé Gustavo Lins pap masculin été 2014, à Paris. Les mannequins qui ont défilé sont tous issus d'un casting sauvage.

Défilé Gustavo Lins pap masculin été 2014, à Paris. Les mannequins qui ont défilé sont tous issus d'un casting sauvage.

© Corinne Jeammet

C’est dans le cadre du salon Tranoï Homme que Gustavo Lins fait défiler le 29 juin à 11h et devant le public sa collection masculine printemps-été 2014. Originalité : les 21 mannequins sont tous issus d’un casting sauvage.

150 garçons sont venus au casting. 21 ont été retenus
Ils ont entre 22 et 50 ans. Ce catwalk ouvert aux amateurs est cosmopolite : jeunes et moins jeunes, grands et petits. Leur point commun : une sensibilité à la mode et aux vêtements. S’ils ont été choisis pour leur personnalité, ils ont bien entendus une plastique qui répond au vestiaire !
 
Sylvain Marcoux, PR de Vitra, défile en Gustavo Lins pap masculin été 2014. Il joue le mannequin d'un jour.

Sylvain Marcoux, PR de Vitra, défile en Gustavo Lins pap masculin été 2014. Il joue le mannequin d'un jour.

© Corinne Jeammet
Rencontre avec Sylvain Marcoux, mannequin d’un jour
Surprise, une de mes connaissances Sylvain Marcoux, PR Manager à Vitra France, a été choisie pour ce casting sauvage. S’il me révèle que c’est son premier casting à Paris, il n’en est pas cependant à sa première expérience : « J’en ai fait à Montréal dans ma jeunesse » se souvient-il. Il n’en reste pas moins étonné que l’on lui ait proposé de jouer au mannequin : « Je ne rentre pas dans les critères des canons de beauté diffusés dans les magazines » insiste-t-il.
 
Sylvain Marcoux, PR de Vitra 

Sylvain Marcoux, PR de Vitra 

© DR
« Quand j’ai fait l’essayage, je m’y suis bien vu dans le dressing de Gustavo Lins » Si le casting a été « easy going », comme le souligne Sylvain « Samedi pour la répétition, je vais peut-être me retrouver face à des bombasses » me confie-t-il avant de préciser : « Je connais les vêtements de Gustavo Lins et j’ai toujours rêvé de porter certaines de ces pièces architecturées. J’aime son côté avant-garde mais aussi sa rigueur d’architecte mais toujours avec une pointe de fantaisie très sobre ».
Le créateur brésilien Gustavo Lins et le directeur artistique du salon Tranoï Armand Hadida lors du final du défilé Gustavo Lins, pap été 2014, à Paris

Le créateur brésilien Gustavo Lins et le directeur artistique du salon Tranoï Armand Hadida lors du final du défilé Gustavo Lins, pap été 2014, à Paris

© Corinne Jeammet
Des petites galeries intimistes au défilé en plein air
Habitué de l’intimité des petites galeries, le plus parisien des créateurs brésiliens opte pour un défilé en plein air en bas des marches du Palais de la Bourse, auquel le public pourra assister. Il a été précédé -et c’est une première- d’un casting sauvage réalisé à l’atelier du designer à Paris, à la mi juin.
Pour sa collection 021, Gustavo Lins, architecte de formation, se souvient du travail de Tado Ando. Le créateur brésilien comme à son habitude propose un vestiaire élégant, tout en restant décontracté. Sa collection se bâtie en panoplie pour habiller une semaine, du dimanche au samedi. Basique et intemporel, les vêtements sont architecturés, articulés mais toujours ajustés. La coupe suit l'anatomie du corps en mouvement et offre un confort tout en souplesse. A noter des ceintures très larges en cuir surpiqués, "des ceintures de smoking", explique le créateur, structurent la silhouette. A piquer immédiatement à ces messieurs l'imperméable à bandes structurées décliné dans un mélange harmonieux de gris, blanc et marine. Il est très facile d'imaginer la collection sur l'homme de la rue, car le créateur a fait "un casting sauvage". "Je voulais m'adresser aux vraies personnes, qui ne sont pas taillées comme des mannequins", a-t-il expliqué. Il a fait défiler des gens de toutes les origines, de tous les âges, plus ou moins minces et grands. 

Pour sa collection 021, Gustavo Lins, architecte de formation, se souvient du travail de Tado Ando. Le créateur brésilien comme à son habitude propose un vestiaire élégant, tout en restant décontracté. Sa collection se bâtie en panoplie pour habiller une semaine, du dimanche au samedi. Basique et intemporel, les vêtements sont architecturés, articulés mais toujours ajustés. La coupe suit l'anatomie du corps en mouvement et offre un confort tout en souplesse. A noter des ceintures très larges en cuir surpiqués, "des ceintures de smoking", explique le créateur, structurent la silhouette. A piquer immédiatement à ces messieurs l'imperméable à bandes structurées décliné dans un mélange harmonieux de gris, blanc et marine. Il est très facile d'imaginer la collection sur l'homme de la rue, car le créateur a fait "un casting sauvage". "Je voulais m'adresser aux vraies personnes, qui ne sont pas taillées comme des mannequins", a-t-il expliqué. Il a fait défiler des gens de toutes les origines, de tous les âges, plus ou moins minces et grands. 

© F.Guillot /AFP
" Nous souhaitons libérer les présentations de collection de toutes ces habitudes sur lesquelles nous nous sommes reposées. Etant donné que la mode exprime un mouvement démocratique, nous souhaitons partager l’essence de nos créations avec le plus de gens possible " a expliqué Gustavo Lins.
 
Gustavo Lins pap masculin hiver 2013-2014, à Paris

Gustavo Lins pap masculin hiver 2013-2014, à Paris

© DR
Le seul latino américain membre permanent de la haute couture.
Né au Brésil, Gustavo Lins a suivi des études d’architecture dans son pays et en Europe. Il débute sa carrière en tant que modéliste confirmé pour Jean Charles de Castelbajac, Kenzo, Louis Vuitton....En 2003, il crée sa marque, Gustavolins, et développe des collections de pap créateur. Depuis 2011 il est membre permanent de la Chambre Syndicale de la haute couture.
Gustavo Lins pap masculin hiver 2013-2014, à Paris

Gustavo Lins pap masculin hiver 2013-2014, à Paris

© DR
Ses codes : les kimonos et les drapés, les manches de vestes avec des coutures en “sabres”, les torsions et spirales inspirées par la musculature du corps humain. Son vestiaire qui s’adresse à un public moderne et urbain peut passer de modèles très structurés à d’autres d’une extrême fluidité. L’architecture est omniprésente, elle est interprétée par le T inversé, qui signe graphiquement les collections depuis la création de la marque.
Le créateur brésilien Gustavo Lins

Le créateur brésilien Gustavo Lins

© Vincent Knapp
Le créateur poursuit en parallèle son travail sur le corps et les matériaux : sculptures drapées avec la Manufacture de porcelaine de Nymphenburg, bijoux et robe sculpture avec la Manufacture de Sèvres. Il réalise depuis 2010 des collections pour la ligne petit h de la Maison Hermès.