Armani et Hilfiger, deux nouveaux poids lourds à la Fashion Week de Londres

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/09/2017 à 12H38, publié le 15/09/2017 à 18H26
Fyodor Golan printemps-été 2018, à Londres, septembre 2017

Fyodor Golan printemps-été 2018, à Londres, septembre 2017

© NIKLAS HALLE'N / AFP

Souvent présentée comme la petite sœur des grands rendez-vous de la mode, la Fashion Week de Londres, ouverte le 15 septembre, accueille Emporio Armani et Tommy Hilfiger. Ces deux poids lourds du secteur présenteront leurs collections de prêt-à-porter féminin printemps-été 2018.

"Londres - dynamique, énergique et cosmopolite - représente la culture dans sa globalité", affirme en forme de déclaration d'amour Giorgio Armani, dont le défilé s'annonce comme un des temps forts de cette 66e édition de la semaine de la mode londonienne. Cet habitué des podiums milanais en profite pour rouvrir la boutique Emporio Armani rénovée du quartier chic de Mayfair. 

Tommy Hilfiger clôture la semaine avec un défilé organisé au "Roundhouse", lieu célèbre pour ses shows culturels et qui a vibré au son des concerts de Jimi Hendrix, Pink Floyd ou David Bowie. "L'héritage londonien en matière de mode et de musique est une source d'inspiration et constitue le lieu idoine pour célébrer notre prochaine présentation", explique le designer new-yorkais spécialiste du "sportswear chic" sur le site Women's Wear Daily.

Arrivée de grands noms pour doper la scène londonienne

Armani, Tommy Hilfiger : de quoi doper le rayonnement de la scène londonienne, certes vantée pour la vitalité et l'audace de ses jeunes créateurs mais dont les précédentes Fashion Week manquaient parfois de grands noms, Burberry mis à part. "Nous sommes extrêmement fiers lorsque des marques internationales choisissent de présenter à Londres", s'est félicitée Caroline Rush, directrice du British Fashion Council, l'organisateur des défilés. Leur présence est "une preuve que notre ville est un carrefour international de la création et de la culture", a-t-elle ajouté.

Ces arrivées s'incrivent dans le contexte de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, qui fait craindre une fuite des talents et des capitaux, et expose plus globalement l'économie britannique à des risques.

Avec des ventes atteignant 30 milliards d'euros en 2016 (+1,3%), la mode féminine britannique semble à ce stade encore épargnée par le Brexit. Caroline Rush indique : "Nous sommes en conversation permanente avec le gouvernement et les autres secteurs créatifs au sujet des négociations sur le Brexit", avant de citer comme objectif celui de lancer en 2018 une "stratégie de soutien" au secteur de la mode, qui emploie 880.000 personnes dans le pays".

L'ombre d'Amazon pèse sur la Fashion Week

La Fashion Week de Londres, qui succède à celle de New York, propose jusqu'au 19 septembre 80 défilés et présentations, accueillant 5.000 invités, acheteurs, journalistes, influenceurs et fashionistas.

À suivre : les présentations des prodiges britanniques Gareth Pugh, J.W. Anderson et Burberry. Il s'agira de la première collection de la marque britannique depuis l'arrivée au poste de DG de Marco Gobbetti, chargé de relancer le groupe confronté à un certain marasme. Suivront : Armani, TopShop, Versus Versace (deuxième ligne de la marque italienne), la ligne MM6 de la griffe parisienne Maison Martin Margiela. Le label Nicopanda présentera une collection "exclusive de six pièces" réalisée pour Amazon Mode et mise en vente dès la fin du show, nouvelle initiative du géant américain du commerce en ligne pour devenir un incontournable de la mode.