Fashion Week : avec optimisme et modernité, Courrèges renoue avec son ADN

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 30/09/2015 à 17H14
Courrèges pap pe 2016, à Paris....

Courrèges pap pe 2016, à Paris....

© ETIENNE LAURENT/EPA/Newscom/MaxPPP

Au 2e jour des collections, le défilé le plus attendu était celui de Courrèges. En pleine renaissance, la marque a fait son retour sur les podiums, plus de 13 ans après son dernier défilé, dans une version XXIe siècle, grâce au duo de créateurs. L'ADN de cette maison symbolisant la révolution vestimentaire des sixties est respecté et se conjuque, désormais, entre tradition et modernité.

Depuis sa reprise par les publicitaires Jacques Bungert et Frédéric Torloting, la griffe à l'esthétique futuriste et épurée est revenue sur les podiums avec la collection printemps-été 2016, signée des deux nouveaux directeurs artistiques Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer, nommés en mai 2015. 

Pour le tandem, un défi de taille : redonner à cette marque emblématique des années 60 associée à la mini jupe, une modernité version 21e siècle ! Plus de 13 ans après le dernier défilé, le duo a proposé une collection faite de 15 pièces -veste, mini-jupe, pantalon, mini-robe à pressions…- qui peuvent se décliner en 15 matières - vinyle, cuir, daim…- et couleurs, au gré des envies.
Courrèges pap pe 2016, à Paris

Courrèges pap pe 2016, à Paris

© ETIENNE LAURENT/EPA/Newscom/MaxPPP
"Chaque pièce est possible dans chaque couleur et matière, ça fait 225 possibilités", explique à l'AFP Sébastien Meyer après le show". Des déclinaisons qui correspondent aux besoins et envies des clientes, renchérit Arnaud Vaillant, 25 ans. "Si vous aimez votre veste, vous serez ravie de la retrouver en jean pour le jour, en cuir pour le soir, en maille pour le week-end. On peut se projeter dans différents moments."
Courrèges pap pe 2016, à Paris..

Courrèges pap pe 2016, à Paris..

© WWD/REX Shutterstock/SIPA
André Courrèges fait partie des gens qui ont inventé le prêt-à-porter, du coup on se devait de faire autre chose qu'une collection simple, on a essayé de proposer un schéma assez nouveau", poursuit le créateur de 26 ans.
Courrèges pap pe 2016, à Paris.

Courrèges pap pe 2016, à Paris.

© BERTRAND GUAY / AFP

Respecter le code génétique

 
Le blanc, bien sûr, la couleur-star de la marque fondée en 1961 par André Courrèges, aujourd'hui âgé de 92 ans, est très présent. L'argenté façon combinaisons spatiales, le jaune vif, le rouge et le bleu complètent la palette de ce vestiaire plein de jeunesse et d'optimisme. Tandis que les mannequins défilent, les vêtements en gros plan sont projetés sur un écran géant.
Courrèges pap pe 2016, à Paris

Courrèges pap pe 2016, à Paris

© BERTRAND GUAY / AFP

Une marque toujours présente

 
Le dernier défilé de la marque remontait à juillet 2002. Depuis 2011, date à laquelle André et sa femme Coqueline Courrèges ont laissé les rênes aux publicitaires Jacques Bungert et Frédéric Torloting, des présentations de collections étaient organisées sur rendez-vous.
Courrèges pap pe 2016, à Paris

Courrèges pap pe 2016, à Paris

© BERTRAND GUAY / AFP
Mais la nomination du duo Meyer-Vaillant, qui s'est fait remarquer dans le milieu de la mode avec sa marque Coperni, a fait entrer Courrèges dans une nouvelle phase de son renouveau. "Le style, la marque Courrèges étant tellement forts, on a passé d'abord du  temps à reconstruire un socle qui nous permette d'envisager le deuxième cycle, créatif, dans lequel on vient de rentrer", explique à l'AFP Jacques Bungert, président de Courrèges. "Sébastien et Arnaud ont, en quelques mois, relevé le défi de lancer une première proposition assez audacieuse (...), tout en respectant le fameux code génétique", souligne le dirigeant, qui veut faire "rayonner Courrèges dans le monde entier".
 
Les modèles sont fabriqués en partie à Pau, dans l'usine emblématique de la griffe qui a été rénovée, le reste par des sous-traitants en France, et dans d'autres pays comme l'Italie et le Portugal.
André Courrèges 1968
La force de la marque? "Dès qu'on veut parler de modernité, on s'inspire de Courrèges", juge-t-il. Et "il se trouve que les années 1960 sont optimistes, et elles résonnent particulièrement" aujourd'hui.